Les discussions se poursuivent entre GE et Bruxelles

 |   |  415  mots
General Electric (GE) et la Commission européenne ont repris langue. Alors que l'on pensait la fusion entre GE et son compatriote américain Honeywell - une opération de 42 milliards de dollars - définitivement compromise, un faible espoir de la voir obtenir le feu vert de Bruxelles se fait jour. Hier, GE a rencontré des responsables de la Commission européenne pour "des discussions informelles". Selon un porte-parole du groupe américain, il s'agissait "d'explorer les options ou idées qui s'inscrivent dans les paramètres financiers" de la proposition faite par le groupe le 14 juin dernier. Bruxelles, pour sa part, se refuse à commenter ces informations. Bruxelles a également confirmé la poursuite des "discussions entre les deux parties". La reprise des négociations sur ce dossier profite largement à Honeywell. En début de séance à Wall Street, le titre du groupe progresse de 7,57% alors que l'action de General Electric recule de 0,21% Selon le site Internet du Financial Times, les détails de la nouvelle offre ne sont pas très clairs mais pourraient comprendre la vente d'une part minoritaire de la société de leasing d'avions GE Capital Aviation Services (GECAS). Selon une source proche du dossier citée par Reuters, GE se serait dit prêt céder 19,9% de GECAS. Dans son édition électronique, le Wall Street Journal évoque également cette solution. GE accepterait de céder une part minoritaire de GECAS, non pas à des concurrents directs mais à des investisseurs financiers par exemple, et il accueillerait des personnalités extérieures au sein du conseil d'administration de la société de leasing. En échange, la Commission européenne reverrait à la baisse le montant des actifs d'Honeywell que le groupe doit vendre pour éventuellement recevoir le feu vert des autorités européennes.Le 14 juin, tout en reconnaissant que ses concessions seraient insuffisantes, GE avait fait ce qu'il présentait alors comme des propositions finales, prévoyant la vente d'actifs représentant 2,2 milliards de dollars de chiffre d'affaires (voir article ci-contre). Le 25 juin, le comité consultatif de l'Union européenne sur les fusions-acquisitions s'était prononcé à l'unanimité moins une abstention contre la fusion. La Commission aurait demandé des cessions représentant 6 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Plus précisemment, le commissaire européen chargé de la Concurrence, Mario Monti, souhaite que GE ouvre le capital de GECAS aux fabricants de moteurs d'avions Rolls-Royce Plc ou Pratt & Whitney, filiale du groupe United Technologies Corp., selon un document obtenu par Reuters.latribune.f

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :