Reuters se restructure

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A quelques semaines de l'arrivée d'un nouveau directeur général, Reuters a annoncé une restructuration visant à rapprocher encore davantage le groupe de ses clients. Principale décision : l'organisation actuelle en trois divisions par produits (Information, Trading Solutions et Reuterspace, qui regroupe les activités Internet et les nouveaux marchés) sera remplacée par quatre grands segments d'activités centrés sur les clients, à savoir banque d'investissement et courtage, taux et change, gestion d'actifs et entreprises/médias. Reuters a précisé que la restructuration serait entamée avec l'arrivée du nouveau directeur général Tom Glocer, qui succédera à Peter Job à la fin juillet, et qu'elle sera achevée d'ici la fin de l'année.Interrogé sur l'article publié ce matin par le Financial Times selon lequel 500 emplois environ seront supprimés dans les semaines à venir dans le cadre de cette restructuration, un porte-parole de Reuters a répondu que "nous avons dit à plusieurs occasions que, dans le cadre de la transformation de nos activités pour repositionner la compagnie sur un modèle fondé sur Internet, il y aurait un impact sur les effectifs". Fin mai, Reuters avait indiqué qu'il supprimerait certains postes d'encadrement. Le programme de réorganisation du groupe prévoit par ailleurs d'importants changements à sa tête. Le directeur de la division financière, Philip Green, deviendra le mois prochain directeur général d'exploitation (chief operating officer). Rob Rowley, directeur de la division Reuterspace chargée des nouveaux marchés, quittera le groupe et le conseil d'administration à la fin de l'année. Le directeur du marketing, Jean-Claude Marchand, quittera également le conseil d'administration lorsqu'il prendra sa retraite le mois prochain. Selon le Financial Times, Reuterspace pourrait purement et simplement fermer ses portes, tandis que le Greenhouse Fund, la branche d'investissement du groupe dans les nouvelles technologies et les nouveaux médias, pourrait faire l'objet d'une cession à ses dirigeants (management buy-out). Le président de Reuters, Sir Christopher Hogg, explique que ces changements entrent dans le cadre de la stratégie globale de Reuters annoncée l'an dernier par Peter Job afin d'orienter les activités stratégiques du groupe vers Internet. Cette stratégie, soutenue par 500 millions de livres sterling d'investissements sur quatre ans, vise à accroître le chiffre d'affaires et à réduire les coûts en s'attachant de nouveaux clients et en servant encore mieux les clients déjà existants.A la Bourse de Londres, l'action Reuters cédait 2,15% à 983 pence en clôture. latribune.f

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