NetBooster mise sur le dynamisme du marché européen du référencement

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Si NetBooster avait besoin de se remonter le moral, l'étude réalisée par IDC sur les entreprises européennes et le référencement tombe à pic. Spécialiste du domaine, la société française, fondée en 1998, y trouve en effet une validation de sa stratégie de "pure player" et de son plan de développement en Europe. L'enquête a été menée par IDC fin 2000 et début 2001 auprès de 792 sociétés de plus de 500 salariés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie. Des principaux résultats, il ressort notamment que le référencement - qui consiste à favoriser l'apparition d'un site dans les résultats des recherches menées par les internautes - est la méthode la plus fréquemment utilisée par les entreprises pour promouvoir leurs sites Web. Avec deux objectifs prioritaires : accroître le trafic, bien sûr, mais surtout (pour 76% des répondants) bénéficier de visites plus ciblées. De plus, si le référencement " sur mesure ", spécialité de NetBooster, par opposition au référencement automatique, est privilégié par la majorité des sociétés sondées en France, il arrive au second plan dans les quatre autres pays étudiés, y compris au Royaume-Uni, où NetBooster est implanté depuis septembre dernier. "Le référencement est devenu un outil de marketing direct très ciblé, conclut Michel Fantin, co-président de NetBooster. D'autant plus qu'il est perçu comme un investissement économique offrant un rendement important". En dépit de l'optimisme affiché, Netbooster n'a évidemment pas échappé aux turbulences de ces derniers mois dans le monde Internet. Mais sans conséquences graves sur son chiffre d'affaires. "Nous avons observé un basculement de notre clientèle, très 'dotcom' il y a un an, vers le 'click and mortar', explique Michel Fantin. Aujourd'hui, nous n'avons pratiquement plus de prospects 100% Net-économie : la majorité de nos clients et de nos prospects sont des grands comptes, français et européens, issus de l'économie traditionnelle et qui développent une activité Internet. Le tout se traduit notamment par une augmentation du panier moyen". Parmi les grands clients figurent notamment AtoFina, Dassault Systèmes, Deutsche Bank et Procter & Gamble.L'exercice 2000-2001 de NetBooster, qui s'achève à la fin du mois, devrait se solder par un chiffre d'affaires de 24 millions de francs (3,66 millions d'euros) contre 7,4 millions de francs il y a un an et 2,3 millions pour la première année. "Depuis deux ans, notre chiffre d'affaires progresse de 60% tous les semestres, souligne Michel Fantin. Et l'exercice 2001-2002 devrait inclure une contribution forte des activités allemandes et britanniques : au Royaume-Uni, nous avons conquis 50 clients en six mois". La société a passé récemment le cap symbolique des 1.000 clients. NetBooster, qui table sur l'équilibre financier à la rentrée, a repoussé sine die le projet d'introduction en Bourse évoqué l'an dernier. Mais son dirigeant assure qu'elle dispose des capitaux suffisants pour poursuivre son développement en attendant que les marchés financiers soient plus accueillants. Ensuite, elle envisagera une implantation en Espagne et en Italie et, pourquoi pas, des acquisitions à l'étranger. Marc Angrand

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