3i renforce sa position dans le capital-risque français

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En France, 3i a accru ses investissements de 33% à 1,2 milliard de francs au cours de son exercice 2000/01 (clos en mars), en particulier dans le capital-risque (financement des entreprises en phase de création principalement dans les nouvelles technologies) au détriment du capital-développement (financement des PME qui veulent se développer ou réorganiser leur capital). C'est ce qu'ont affirmé aujourd'hui les dirigeants de la branche française du groupe de capital-investissement européen, 3i Gestion, lors d'une conférence de presse.La société a accentué sa position dans le capital-risque, qui a progressé de 83% sur l'exercice avec 472 millions de francs investis, soit 40% de l'activité. Ce qui hisse 3i au rang des trois principaux capital-risqueurs français avec une part de marché de 15%. Malgré la morosité ambiante, le groupe a souligné les opportunités du marché. "Il y a beaucoup d'argent et des projets de bonne qualité. Les valorisations deviennent plus raisonnables", a estimé Clément Cordier, directeur général adjoint de 3I Gestion. Au vu des chiffres, 3i a réaffirmé son intention de renforcer ce pôle, en poursuivant les recrutements et la formation de ses cadres. "80% des équipes ne faisaient pas ce métier il y a deux ans et demi", a estimé le directeur général adjoint.L'optimisme affiché par les dirigeants ne peut toutefois pas masquer des doutes partagés par les investisseurs en général. "Aujourd'hui, on ne sait pas à quel moment il y aura un relais pour une levée de fonds en Bourse. Les acteurs récents et de taille modeste sont déboussolés" a ajouté Clément Cordier. Par domaine d'activité, le portefeuille technologique se décomposait au 31 mars en trois catégories à peu près équivalentes : les logiciels et services, la santé et biotechnologies, et les médias. Le commerce électronique représentait 9% des investissements et l'électronique 7%.En tout cas, les investissements dans le capital-développement ont reculé de 49% sur l'exercice. Ils se sont établis à 97 millions de francs et ont pesé pour à peine 8%. Enfin, le capital-transmission (reprise, par une équipe de dirigeants, d'une entreprise familiale ou d'une filiale de groupe) a représenté 472 millions de francs sur l'exercice, soit un taux de progression de 83%. latribune.fr, avec AFP

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