Toshiba réduira sa production de puces cet été

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"Quand le Japon a des ennuis, les Japonais prennnent de longues vacances d'été", a affirmé aujourd'hui Scott Fester, analyste chez Lehman Brothers, commentant les mesures prises par le fabricant de semi-conducteurs Toshiba pour réduire sa production pendant la période estivale... Le conglomérat japonais a ainsi l'intention d'affonter le ralentissement de la demande dans la téléphonie et dans l'informatique, les principaux débouchés à son activité de fabrication de puces.Toshiba s'apprête à fermer en juillet-août une usine de production de transistors, utilisés dans les téléphones portables, et une usine fabricant des circuits intégrés. La production va également être réduite de 30% dans un site de production de mémoires, situé à Yokkaichi dans le centre du Japon, et va être revue à la baisse dans un quatrième site spécialisé dans la conception de composants pour mobiles à Oita. Le porte-parole de Toshiba n'a pas été en mesure de chiffrer le niveau de baisse exact de la production ni l'impact sur l'ensemble de l'exercice.Au vu des projections du marché des semi-conducteurs, Scott Fester estime que Toshiba ne sera pas le seul producteur à baisser son rendement cet été. Selon les analystes, sur l'exercice 2001/02 (clos en mars), les cinq grands conglomérats japonais NEC, Hitachi, Fujitsu, Mitsubishi Electric et Toshiba, n'atteindront pas leurs objectifs de vente sur l'activité semi-conducteurs, surtout en raison de la baisse de la demande des fabricants de mobiles. Une étude publiée par Merill Lynch ce mois-ci prédit que les 5 grands "zaïbatsu" vont publier sur cette activité une perte de 56 milliards de yen (530 millions d'euros) sur l'exercice, contre des prévisions de bénéfices de 224 milliards de yens (2,13 milliards d'euros). A Tokyo, l'ensemble de ces valeurs étaient à la baisse ce mercredi. Fujitsu a touché son cours le plus bas depuis la publication de ses résultats 2000 en avril dernier à 1.293 yens. Le titre Toshiba a perdu 0,46% à 626 yens, ce qui le rapproche un peu plus de son cours le plus bas atteint en deux ans et demi. NEC perdait 2,12%, Mitsubishi atteignait son plancher depuis 18 mois. Seul Hitachi s'est adjugé 1,18%, impressionnant les investisseurs par la croissance de son activité de stockage de données. latribune.f

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