Vivendi Universal cesse ses négociations avec Scoot

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Vivendi renonce définitivement à racheter l'annuaire britannique multi-supports Scoot.com dont il détient 22,4%, faute d'accord sur le prix de la transaction. Le 27 avril dernier le géant français avait proposé à la start-up une reprise amicale de la totalité de ses actions au prix de 15 pence le titre, valorisant l'entreprise environ 160 millions d'euros.Mais Scoot avait jugé l'offre inappropriée. Coté à la Bourse de Londres depuis plus de deux ans, le titre a atteint 350 pence en mars 2000, au sommet de l'euphorie des valeurs technologiques, mais avait dégringolé depuis pour descendre jusqu'à 7,5 pence. Le retrait de Vivendi fait une nouvelle fois chuter le titre qui perd aujourd'hui plus de 37,04%, approchant ses plus bas à 8,5 pence."Scoot poursuit sa revue stratégique, qui devrait être finalisée avant la fin juin", précise le communiqué. La société avait en effet chargé Merill Lynch d'étudier pour cette date l'ensemble des options d'expansion possibles. En septembre 2000, la presse avait rapporté à plusieurs reprises des rumeurs d'offres de rachat de Vivendi sur Scoot.com, qui avaient toutes été démenties par les intéressés.Lorsqu'elle a rejeté l'offre du groupe de Jean-Marie Messier le 29 avril, attendant une proposition plus élevée, la start-up évoquait une éventuelle cession d'une partie de ses activités et notamment de Loot, sa branche d'annonces classées pour laquelle elle avait rencontré d'éventuels repreneurs. "Cette division représente à elle seule quelque chose comme 100 millions de livres, soit trois à quatre fois le chiffre d'affaires", avait déclaré à l'époque un représentant de l'entreprise à Sunday Business.Vivendi Universal et Scoot avaient créé une joint venture détenue à parts égales par les deux parties, baptisée Scoot Europe et dont l'objectif était d'assurer le déploiement européen. L'édition française est disponible depuis le 20 mars. Sur quinze mois d'activité (clos fin 2000), Scoot a réalisé 38,8 millions d'euros de chiffres d'affaires pour 74,7 millions de pertes brutes d'exploitation.latribune.f

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