Lexbase, le spécialiste de l'information juridique

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Proposer aux professionnels du droit et aux services juridiques des entreprises de faciliter leurs recherches dans les méandres des textes de lois, de la jurisprudence et autres codes et décrets : telle est la vocation de Lexbase, start-up créée en avril 1998. Le site s'adresse à une population d'abonnés, qui ont accès, via une souscription annuelle d'un minimum de 750 euros, aux textes du droit français (lois, décrets, arrêts de la Cour de Cassation, conventions collectives, etc.) ainsi qu'à une sélection de textes européens et internationaux.Comme le rappelle le directeur général de la start-up Christian Roblin, " les textes de lois sont gratuits ". Ce qu'offre le site, c'est surtout un moteur de recherche " précis ", assure-t-il, qui donne la possibilité " de retrouver de façon efficace, pour tout problème concernant le droit des affaires, la dernière règle de droit, et l'origine de cette règle ". Le prix de l'abonnement (une entreprise doit s'acquitter de 750 euros pour un premier mot de passe et de 250 euros par mot de passe supplémentaire) est donc directement lié à ce moteur thématique, dont les réponses à une question posée sont reclassées en fonction de l'origine de la règle trouvée (est-ce du droit social, commercial, fiscal ?). Mais pour Christian Roblin, Lexbase tire surtout son originalité de ses "propres bases éditoriales, conçues par une équipe de professionnels (chercheurs, professeurs etc.) ". Ce contenu a pour fonction d'optimiser les recherches et de rendre plus compréhensibles l'ensemble des textes. Ainsi pour chaque point de droit, l'abonné accède à une fiche de réponse rédigée par Lexbase, censée énoncer une problématique et des solutions. A ce jour, Lexbase assure couvrir tous les domaines du droit de l'entreprise et avoir étendu son champ d'application au droit médical et électoral.Cette activité éditoriale va d'ailleurs prendre de l'ampleur cette année grâce à la dernière levée de fonds annoncée le 29 mai dernier. Lexbase vient de boucler le troisième tour de table depuis sa création, d'un montant de 11 millions de francs, " auprès de personnalités proches des fondateurs ", explique la société. En 1999, des business angels avaient participé pour 5 millions de francs au développement de l'entreprise. Par la suite Lexbase avait réussi à faire venir des investisseurs institutionnels et avait levé 17 millions au deuxième tour dont 15 injectés par Ventech et Sofinindex, deux filiales de Natexis.Dès 2001, Lexbase table sur 10 millions de chiffre d'affaires pour parvenir à la rentabilité courant 2002. A cet effet, l'arrivée d'argent frais va notamment servir à une campagne de promotion auprès des directions des ressources humaines. Par ailleurs, Lexbase installe également un service intranet - pour 50.000 francs minimum - sur lequel les entreprises comme les cabinets d'avocats peuvent inclure leur propre contenu en plus des bases de données de la start-up. Lexbase vise en particulier les réseaux bancaires, les compagnies d'assurance et assure être en discussion avec le GIAT ( fabrication de systèmes de défense pour l'armée de terre). Enfin, dans le but de donner à son offre le plus de visibilité possible, la start-up a conclu des partenariat de vente avec Mediapps, Fininfo et OCD (agrégateur d'informations).Sandrine C

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