Altaprofits, petit poucet high-tech de l’assurance-vie en ligne

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Nouveau venu sur le marché de la finance en ligne, Altaprofits se concentre sur un seul marché, celui de l'assurance-vie. Un créneau étroit, mais qui échappe en grande partie aux turbulences des marchés actions. Et qui reste promis à un bel avenir : 40% environ des internautes français sont des cadres, cadres supérieurs ou professions libérales, clientèle naturelle de l'assurance-vie. Et en Allemagne comme aux Etats-Unis, de plus en plus de souscripteurs gèrent leur contrat en ligne. Venus de l'économie " traditionnelle ", spécialistes des produits d'assurance-vie, les trois fondateurs d'Altaprofits - Elisabeth Andrey, François Leneveu et Hervé Tisserand - se sont rencontrés au sein du groupe Athéna, aujourd'hui fondu dans le géant Allianz. Reconverti au sein d'un cabinet de courtage indépendant (Asset Group Opéra), le trio s'est lancé en 1999 dans un projet de commercialisation sur Internet. Avec un objectif : mettre à la disposition des internautes les outils financiers dont disposent les gestionnaires d'actifs, qui utilisent notamment des critères mathématiques pour associer les fonds entre eux. Au bout d'un an de développement, en association avec plusieurs mathématiciens spécialistes des matrices financières, est donc né l'Asset Allocator. Un outil qui permet de proposer à l'internaute une composition " sur mesure " de son contrat - choix des fonds et pondération du risque et de la performance - à partir d'une soixantaine de fonds, en fonction de son profil et de ses objectifs de rentabilité. Le contrat de base est géré par la Fédération Continentale, filiale de Generali. Autre avantage : la possibilité pour l'internaute d'arbitrer en temps réel au sein de son portefeuille. " Aujourd'hui, les fiches-produits des contrats d'assurance-vie sont très souvent en retard sur la politique de gestion et la stratégie du gérant, explique Elisabeth Andrey. Internet peut nous apporter ce que nous n'avons jamais eu à notre disposition : une gestion réelle des comptes et pas seulement un bilan annuel, au mieux trimestriel ".A ces outils financiers s'ajoutent des services d'information, notamment en matière de fiscalité et de succession. Mais Altaprofits met aussi l'accent sur les tarifs : tout en réfutant le terme de discount, le site ne facture pas de frais d'entrée. Et les frais de gestion sont fixés à 0,15% par trimestre pour les fonds en franc et 0,2375% pour les fonds en unités de compte (soit 0,95% par an). Le tout applicable dès les plus petits investissements (à partir de 500 francs par mois). Altaprofits offre en outre à ses souscripteurs deux opérations d'arbitrage gratuites par an. Car la concurrence risque d'être rude pour le site, ouvert depuis quelques semaines seulement. Outre les courtiers en ligne, qui viennent chercher dans l'assurance-vie un relais de croissance bienvenu en pleine déprime boursière, Altaprofits va se heurter aux grands assureurs traditionnels, même si ses fondateurs disent ne pas les craindre : " Ils vont nous copier, assure Elisabeth Andrey. Ou nous acheter notre technologie pour gagner du temps, ce qui nous permettra de gagner de l'argent. L'important est de conserver une longueur d'avance ".Marc Angrand

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