Aéris confirme son intérêt pour le pôle charter d'AOM-Air Liberté

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La compagnie aérienne toulousaine Aéris, spécialisée notamment dans l'affrétement de vols pour les tours-opérateurs, sort du bois dans le dossier AOM-Air Liberté. La société annonce qu'elle déposera cette semaine sa candidature pour la reprise de l'activité charter d'AOM-Air Liberté.Le plan, qu'Aéris envisage de déposer avant le 29 juin, prévoit le remplacement de la flotte charter d'AOM-Air Liberté, soit cinq appareils et 400 salariés, et un investissement immédiat minimum de 50 millions de francs. Aucune proposition n'est détaillée sur le plan social concernant les effectifs. Dans un communiqué, Aéris indique que son dossier de reprise du pôle charter d'AOM - Air Liberté "s'inscrit dans le cadre d'un projet de développement structuré" et que ses grandes lignes, déjà "présentées il y a quelques mois", s'articulent autour d'une "diversification dans le vol affrété long-courrier" (voir article ci-contre). Aujourd'hui, avec 80 % de son activité réalisée dans les vols moyen-courriers en Europe, Aéris cherche à étendre son rayon d'action à l'international d'où son intérêt pour le pôle charter d'AOM-Air Liberté. Le PDG d'Aéris, Charles-Henri Rossignol estimait au début du mois d'avril que ces activités représentaient un volume d'affaires de 500 millions de francs. Les conditions de l'exploitation de l'activité charter d'AOM-Air Liberté "nécessitent d'être redéfinies pour se replacer, avec les meilleures chances de réussite, sur un marché concurrentiel", estime Aéris. "Les appareils doivent ainsi être renouvelés rapidement. Dès la fin de l'année, Aéris les remplacera progressivement par des Boeing 737 et 767 et/ou des Airbus A330. L'investissement immédiat mimmimum devrait s'élever à 50 millions de francs", ajoute Aéris. Pour AOM-Air Liberté, le temps presse. A raison de cinq millions de francs de pertes quotidiennes, le groupe ne pourra survivre très longtemps. La liquidation judiciaire pourrait être prononcée bien avant l'expiration du délai d'observation de trois mois accordé par le tribunal de commerce de Créteil lors de la mise en redressement judiciaire. Marc Rochet, le PDG d'AOM-Air Liberté, avait estimé au 10 juillet la date limite pour trouver une solution de redressement mais l'épilogue pourrait bien intervenir avant.latribune.f

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