Le PDG d'AOM-Air Liberté a rencontré des candidats au rachat

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C'est une véritable course contre la montre que vont disputer jusqu'à fin juin AOM et Air Liberté. Il leur faut trouver impérativement des partenaires financiers afin d'échapper au dépôt de bilan après la décision annoncée hier par leurs deux actionnaires, le français Taitbout (détenu par Marine-Wendel d'Ernest-Antoine Seillière) et le suisse SAirGroup, de ne plus financer au-delà de cette date les activités des deux compagnies aériennes. Les deux actionnaires ont consenti à verser 500 millions de francs pour assurer la survie du groupe durant cette période. Interrogé ce matin sur Europe 1, Marc Rochet, PDG d'AOM-Air Liberté, a indiqué que des candidats à la reprise s'étaient manifestés. "Nous en avons rencontré, j'en ai vu cinq, six. Ce sont des financiers, ce sont des opérateurs, je le précise européens car il y a des réglementations qu'il faut respecter", a t-il ajouté. Selon la Tribune, une proposition de rachat a été déposée le week-end dernier par un homme d'affaires français, Bernard Balkou, pour le compte d'un groupe d'investisseurs américains, Colony Capital (voir article ci-contre).Marc Rochet se dit décidé à "éviter un drame social" mais il concède qu' "il faudra adapter les effectifs" à une activité réduite de "un quart à un tiers". "Nous ne pourrons pas garder l'ensemble de nos emplois mais actuellement la conjoncture, y compris chez nos concurrents, permet de sauver les gens qui resteront chez AOM - la majorité largement - et ceux que nous pouvons reclasser à l'extérieur dans le même secteur", a t-il précisé tout en se refusant à chiffrer les réductions d'emploi envisagées. AOM et Air Liberté comptent actuellement plus de 6.000 salariés. Jean-Cyril Spinetta, président d'Air France, a indiqué hier que sa compagnie pourrait aider au reclassement d'une partie des personnels touchés par les suppressions d'emplois. Air France pourrait notamment embaucher des pilotes et des mécaniciens.Hier, Jean Immediato, président du Syndicat national des pilotes de ligne d'Air Liberté, avait lui estimé qu'au total 2.700 emplois pourraient être supprimés d'ici la mi-juin parmi les effectifs d'AOM, Air Liberté et Air Littoral, la troisième compagnie française dont SAirGroup et Taitbout étaient actionnaires. En dehors de son désengagement de ses participations françaises, SAirGroup, rebaptisé Swissair au cours de l'assemblée générale d'hier, a annoncé avoir obtenu d'un groupe de banques un crédit d'un milliard de francs suisses. Pour pouvoir se remetttre à flots, le groupe va continuer à vendre ses actifs non stratégiques. En fin de matinée, à la Bourse de Zurich, le titre SAirGroup gagne 10,36% à 122,5 francs suisses. latribune.f

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