Wachovia préfère First Union à SunTrust

Dix jours après le dépôt d'une offre publique d'échange (OPE) non sollicitée d'un montant de 14,7 milliards de dollars par SunTrust sur Wachovia, le conseil d'administration de cette dernière a fait savoir son refus. Dans le même temps, Wachovia a répété son souhait de se rapprocher d'une autre banque régionale, First Union.Le 16 avril dernier, First Union et Wachovia avaient annoncé leur fusion dans une transaction par échange d'actions évaluée alors à 13 milliards de dollars. Selon le communiqué diffusé à cette occasion, leur mariage donnerait naissance au quatrième groupe bancaire américain avec un total de bilan de 324 milliards de dollars. Les conseils d'administration des deux banques avaient déjà donné leur blanc seing à l'opération lorsque SunTrust a soumis son offre non sollicitée le 14 mai.Dans une lettre aux actionnaires, qui doivent encore donner leur avis sur la décision du conseil d'administration, le PDG de Wachovia cite une longue liste de raisons qui ont poussé le conseil d'administration de sa banque à rejeter une offre qui, du strict point de vue des chiffres, pourrait apparaître plus appétissante aux actionnaires de Wachovia. Il a notamment jugé que SunTrust avait affiché des résultats financiers décevants au 1er trimestre, une croissance molle de ses affaires ces deux dernières années et s'était montré incapable de développer des activités aussi importantes que la gestion de biens et de trusts ou encore le courtage de détail.Pour mieux convaincre les investisseurs de voter en faveur de l'alliance avec First Union, Wachovia a donné des garanties sur le dividende que versera le nouveau groupe. Il laisse le choix aux actionnaires entre le paiement d'un dividende garanti, au moins équivalent aux 2,40 dollars versés actuellement par Wachovia, ou 48 cents en numéraire en sus du prix de l'action Wachovia à la conclusion de la transaction ainsi que le dividende du nouveau groupe estimé pour l'heure à 1,92 dollar.Le mouvement de restructuration des banques régionales américaines remonte à quelques mois. On a ainsi assisté au rapprochement de FleetBoston avec SummitBancorp pour 7 milliards de dollars. Auparavant, US Bancorp avait racheté pour 21,1 milliards de dollars Firstar. Toutes ces opérations ont une même ambition: élargir le territoire d'influence de ces banques avec pour objectif de s'imposer sur le plan national, avec à la clé des économies d'échelles et donc une croissance des profits. latribune.f
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