"La prime accordée aux valeurs pharmaceutiques est justifiée"

"La Tribune"- La valorisation boursière des sociétés pharmaceutiques est-elle trop élevée ?Florent Cespedes - Historiquement, les sociétés pharmaceutiques ont toujours eu des ratios de valorisation élevés compte tenu de leurs très bonnes perspectives de croissance. La formidable ascension boursière de l'année 2000 pouvait laisser croire à un mouvement de consolidation cette année mais aucune donnée fondamentale n'a changé, bien au contraire. Forte de l'excellente visibilité que lui confèrent ses trois produits phares - le Plavix, le Stilnox et l'Aprovel - Sanofi Synthélabo prévoit une croissance de ses profits de l'ordre de 30% cette année. De plus, le Pentasaccharide va bénéficier d'une procédure accélérée de son examen par les autorités de santé américaines, ce qui augure une mise sur le marché plus rapide et confirme son potentiel de relais de croissance pour Sanofi Synthélabo.Aventis, qui est encore sous-valorisé par rapport à ses concurrents, finalisera la cession de ses activités agrochimiques, CropScience, d'ici la fin de l'année et perdra ainsi sa décote. Autant de bonnes nouvelles qui justifient la prime accordée en Bourse aux sociétés pharmaceutiques.Le mouvement de recentrage sur les activités de pharmacie est-il terminé ?S'il n'est pas tout à fait arrivé à son terme, il est certainement très engagé. A l'heure actuelle, huit des vingt plus gros laboratoires pharmaceutiques réalisent 80% de leur chiffre d'affaires dans la pharmacie. En 1998, ils n'étaient que trois. Hormis ce recentrage sur la pharmacie, l'une des principales tendances de fond du secteur est la multiplication des partenariats entre les laboratoires pharmaceutiques et les sociétés de biotechnologies. Grâce à ces accords, les coûts de R&D sont partagés, les laboratoires accèdent aux technologies des sociétés de biotechnologies qui bénéficient d'une source de revenus pour financer leurs recherches. Il existe une réelle symbiose entre ces différents acteurs.L'abandon du procès de Prétoria est-il une menace pour les groupes pharmaceutiques ?Pas vraiment, dans la mesure où il ne remet pas en cause le modèle économique des laboratoires pharmaceutiques. Ces derniers auront toujours besoin d'accroître leurs profits pour financer leurs dépenses de recherche et commercialiser de nouveaux médicaments plus performants.Propos recueillis par Hélène Mazier

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