La Bourse de Paris retombe dans la zone des 5.000 points

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La Bourse de Paris, qui avait fait preuve l'an dernier d'une belle résistance à la correction des marchés, ne renouvellera certainement pas cette performance cette année. En baisse pour la troisième séance consécutive jeudi, le CAC 40 est repassé sous les 5.000 points au cours de la première heure de cotation pour toucher un plancher depuis près de trois mois à 4.967,61 points. Depuis le 1er janvier, l'indice vedette de la Bourse de Paris a chuté de 16,5%, sous-performant l'indice pan-européen EuroStoxx 50 qui a dans le même temps limité son recul à 15%.Il faut dire que les mauvaises nouvelles se sont accumulées depuis quelques semaines, notamment dans le secteur technologique. Dernier coup de tonnerre en date, la société de services informatiques Cap Gemini a fortement baissé, mardi dernier, ses objectifs de rentabilité pour l'année en cours. Elle poursuit jeudi sa descente aux enfers avec une nouvelle chute de plus de 4%. Alcatel, qui annonçait hier un virage stratégique majeur vers la cession de l'essentiel de ses usines n'est pas en meilleure posture. Après un léger rebond mercredi, l'équipementier télécoms baisse ce matin de près de 3%, pour toucher un nouveau plancher annuel. Depuis le 1er janvier, la société de Serge Tchuruk a vu sa valeur fondre de plus de 63%.Les médias sont un autre secteur sinistré de cette nouvelle économie française portée aux nues l'an dernier. Jeudi, Lagardère, TF1 et Vivendi Universal, trois valeurs phares de la communication, perdent chacune plus de 3%. La dégradation du marché publicitaire continue de miner la visibilité des marchés financiers sur ce type de sociétés.Les investisseurs ont trouvé peu de réconfort, hier, dans la décision de la Réserve fédérale américaine de baisser ses taux d'intérêt d'un quart de point seulement. Après cinq baisses consécutives d'un demi-points, de nombreux analystes tablaient sur une poursuite de la politique agressive de baisse des taux aux Etats-Unis.La succession de chiffres inquiétants sur la conjoncture française, comme la publication ce matin d'un indice du moral des industriels au plus bas depuis deux ans (voir article ci-contre), est une autre préoccupation des marchés financiers. Après quatre années de croissance forte ininterrompue, la France semble plus que jamais exposée au ralentissement mondial, et les grandes entreprises hexagonales ne seront assurément pas à l'abri. Y compris dans l'économie traditionnelle, les signaux d'alarmes se sont d'ailleurs multipliés au cours des derniers mois. Dans le luxe, LVMH a averti que la chute du yen et le ralentissement économique pèseraient sur ses ventes; dans la sidérurgie, Usinor se plaint des cours peu élevés de l'acier dus à l'abondance des capacités de production; dans l'hôtellerie, Accor voit les recettes de ses établissements américains ralentir de façon préoccupante; le distributeur Pinault Printemps Redoute est pénalisé par les difficultés de sa filiale Gucci.latribune.f

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