Le Medef indiquera mardi s'il quitte ou non la Sécu

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Le Medef joue les prolongations. Alors que la décision du patronat était attendue aujourd'hui, c'est finalement demain seulement qu'Ernest-Antoine Seillière dévoilera si son organisation suspend sa participation à la gestion de la Sécurité sociale. Le Medef a décidé d'attendre l'issue de la réunion qu'il doit avoir avec le Premier ministre demain à Matignon pour rendre publiques ses conclusions. Il organisera dans la foulée une conférence de presse, à 18h, pour annoncer s'il claque la porte de la Sécurité sociale.En fait, la rupture avec la Sécurité sociale ne devrait pas être totale. S'il n'obtient pas gain de cause auprès du Premier ministre, le Medef devrait seulement annoncer qu'il ne désignera pas le 31 juillet ses représentants dans les caisses nationales et les 465 caisses locales, soit 2.315 titulaires et autant de suppléants. Mais le Medef ne devrait en revanche pas faire chaise vide à l'Acoss, c'est-à-dire dans l'institution qui gère les cotisations sociales.Un tel retrait du Medef ne devrait pas mettre en danger le fonctionnement de la Sécu. « L'absence du Medef ne remet pas en cause la capacité de fonctionnement des caisses », note Jean-Luc Cazettes, président de la CGC. Les cotisations rentreront, les prestations seront versées. Les conseils d'administration des caisses pourront gérer celles-ci, disposant du quorum requis. Cette affaire n'en constitue pas moins un dossier délicat pour le gouvernement, qui a pris un risque politique en choisissant de faire payer partiellement le prix des 35 heures par la Sécu. Rue de Grenelle, le compromis auquel semble être parvenu le Medef est cependant accueilli avec un certain soulagement. L'organisation patronale n'a pas opté pour une stratégie de rupture, dans laquelle elle aurait clairement indiqué son choix de quitter la gestion paritaire de la Sécurité sociale, laissant au gouvernement et aux syndicats le soin de gérer eux-mêmes les cotisations que versent les entreprises. Une telle option qui reste une hypothèse pour l'avenir, aurait supposé qu'une loi en prenne acte, afin de rebâtir la Sécurité sociale sur de nouvelles bases, rompant avec la logique du paritarisme en vigueur depuis un demi-siècle.latribune.f

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