Alan Greenspan ne constate pas de pressions inflationnistes

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Pour Alan Greenspan, l'économie américaine ne devrait pas subir dans l'immédiat de pressions inflationnistes. Le président de la réserve fédérale américaine s'est ainsi adressé lundi matin, depuis les Etats-Unis, par vidéo-conférence, aux responsables des banques centrales et aux directeurs financiers réunis pour une conférence monétaire internationale à Singapour."En ce moment, nous constatons un très extraordinaire manque de force des prix dans l'économie américaine, ce qui signifie que les hausses de coût (notamment de l'énergie) ne sont pas suivies de pressions significatives sur les prix mais plutôt sur les marges bénéficiaires", a dit Greenspan. "Pour le moment, nous ne voyons pas de pressions inflationnistes", a-t-il déclaré. Alan Greenspan a néanmoins admis que les difficultés que connaissent actuellement les Etats-Unis dans le secteur de l'énergie, et en particulier la hausse des prix de l'énergie, constituaient un problème potentiel. "La prudence accrue suscitée par les récents développements (concernant les prix de l'énergie) reflète la possibilité que le Produit intérieur brut américain réagisse fortement à des variations anormales des prix de l'énergie", a-t-il averti, le ralentissement de l'économie américaine étant en partie dû à la hausse des coûts énergétiques, selon ses déclarations.Les marché américains après avoir ouvert la séance de lundi en hausse reculait en milieu de matinée à New York (17h00 à Paris). Le Nasdaq perdait 0,49% à 2138.97 points tandis que le Dow Jones était en baisse de 0,28% à 10960.09 points. Les déclarations d'Alan Greenspan interviennent deux jours après les chiffres encourageants du chômage américain publiés vendredi. Le taux de chômage a connu un recul surprise au moi de mai où il s'est établi à 4,4% de la population active contre 4,5% le mois précédent. Toutefois, la prudence est de mise dans la mesure où l'indice des directeurs d'achat américains (NAPM) publié le même jour a confirmé une situation préoccupante de l'industrie manufacturière. L'indice est en effet tombé à 42,1% en mai, contre 42,3% le mois précédent, ce qui signifie que la contraction du secteur manufacturier s'est accélérée le mois dernier. Les analystes tablaient au contraire sur une confirmation du rebond entamé depuis février.

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