Le Nasdaq pire que l’Intifada ?

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L'Etat hébreu est une pépinière d'entreprises technologiques de pointe, qui n'ont dans bien des cas rien à envier à leurs rivales de la Silicon Valley. Une centaine d'entre elles ont choisi de se faire coter au Nasdaq. Résultat : la dégringolade de la Bourse symbole de l'ère Internet a fait bien plus de mal à l'économie israélienne que l'Intifada, vient d'annoncer à nos confrères de l'AFP le directeur général adjoint du ministre des Finances, Danny Catarivas.« L'Intifada n'a eu qu'un impact limité, sauf dans le secteur du tourisme, très durement touché, alors que la crise mondiale qui affecte surtout la high tech a cassé la croissance, » a-t-il expliqué. Le tourisme ne pèse que 3% du PIB, mais la nouvelle économie apparait de plus en plus comme le moteur d'une croissance de 6% l'an dernier, et de 1,9% cette année, selon les prévisions du FMI. Echaudés par le Nasdaq, les investisseurs étrangers ont de surcroît retiré quelque 20% des capitaux placés à la Bourse de Tel Aviv.Les entrepreneurs israéliens de la nouvelle économie sont en bonne compagnie. Les dix valeurs chinoises qui sont entrées au Nasdaq l'an dernier ont chuté de 70% en moyenne au cours des douze derniers mois tandis que l'indice composite dans son ensemble reculait de 35%, révèle le Wall Street Journal. « Si c'était à refaire, je considérerais une double cotation (avec Hong Kong), » avoue, dépité, Charles Zhang, le patron du portail Sohu.com, basé à Pékin.Tandis que son président Frank Zarb rêve d'une grande Bourse électronique cotée vingt quatre heures sur vingt quatre d'un bout à l'autre de la planète, la réalité du Nasdaq demeure celle d'un marché qui vit au rythme des valeurs et des investisseurs américains. Et dès que l'horizon s'assombrit, les valeurs considérées comme « exotiques » sont les premières à disparaître des portefeuilles.

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