"Le ralentissement américain ne touche plus seulement le secteur de la technologie"

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"La Tribune" - Qu'attendez-vous des résultats des sociétés américaines pour le second trimestre ?Luc Lefer - Les mauvaises nouvelles seront encore importantes. Preuve en est : sur les 768 pré-annonces de résultats recensées par Thomson Financial/First Call pour le second trimestre, 65% d'entre elles concernent des avertissements sur résultats dont certains sont particulièrement symboliques comme celui de Nortel Networks ou JDS Uniphase. Si l'on observe une concentration des mauvaises nouvelles sur le secteur de la technologie, notamment les équipementiers télécoms, le ralentissement économique se propage désormais à d'autres secteurs. C'est le cas du transport aérien, qui subit une moindre fréquentation dans les voyages d'affaires, des agences de publicité et marginalement des banques.Peut-on envisager une reprise pour la fin de l'année ?J'ai l'impression que l'on a sous-estimé la durée du ralentissement économique. Le déstockage pratiqué dans le secteur de la téléphonie mobile se révèle plus long que prévu et continue de frapper les fabricants de semi-conducteurs. Cet écoulement des stocks pourrait d'ailleurs encore durer comme l'a laissé entendre le président de Texas Instrument.Pourtant, un certain nombre d'éléments positifs comme la politique de baisse des taux engagée par Alan Greenspan, la bonne résistance du consommateur américain et la réactivité des entreprises américaines dans leur capacité à ajuster leur outil de production et à mettre en place des plans de restructuration me laissent à penser que nous abordons aujourd'hui une période où vont pouvoir être décelés les premiers signes de reprise. La psychologie des marchés pourra dès lors vite se retourner.Dans ces conditions, quelle stratégie d'investissement menez-vous ?L'heure est encore à la prudence. C'est pourquoi nous sommes encore " neutres " sur le secteur de la technologie et conservons parallèlement des positions sur les valeurs défensives. Nous privilégions ainsi le secteur de l'énergie, celui des industries pharmaceutiques et certains biens de consommation. Prenant acte de la bonne tenue de la consommation aux Etats-Unis, nous avons notamment choisi MBNA, spécialiste des cartes de crédit, comme l'une de nos valeurs phares.Propos recueillis par Hélène Mazie

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