La Bourse de Paris se maintient dans le rouge à la mi-journée

 |  | 561 mots
Lecture 3 min.
Minée par les titres des technologies et des télécommunications, la Bourse de Paris affiche mercredi à la mi-journée un repli de 1,07% à 5 379,57 points au lendemain d'un nouveau plongeon du Nasdaq. L'indice du Nouveau Marché recule de son côté de 2,38% à 2 248,73 points. Le montant des échanges sur le SRD, peu étoffé, s'élève à 1,3 milliard d'euros. La chute du Nasdaq à son plus bas niveau depuis le 3 janvier 1999 a fait retomber le CAC 40 sous les 5 400 points dès l'ouverture. La Bourse de Tokyo clôturait au même moment à son plus bas niveau depuis 15 ans. Sur les autres places européennes, les pertes sont limitées par une légère reprise des contrats à terme du Nasdaq 100, mais la tendance générale reste à la baisse sous la conduite des valeurs TMT. Vers 12 heures, l'Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro cède 0,32%, le Dax de Francfort 0,37% et le FTSE 100 de Londres 0,38%. Les investisseurs sont particulièrement prudents avant l'intervention du président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, à 15 heures 30. Il présentera son bilan de la situation économique actuelle devant la Commission des finances de la Chambre des représentants. Les marchés espèrent découvrir dans son discours les signes précurseurs d'une nouvelle baisse des taux aux Etats-Unis.VALEURS DU JOUR A PARIS (Cours vers 12h)Plombées par la nouvelle baisse du Nasdaq, les valeurs TMT (technologiques, médias, télécoms) tirent la cote parisienne vers le bas. Goldman Sachs ajoute à la morosité ambiante en estimant qu'il est trop tôt pour revenir sur les valeurs technologiques.En tête des plus fortes baisses, ST Microelectronics chute de 6,20% à 34,94 euros, malgré le maintien de ses prévisions pour 2001, soit une croissance de 15% de son chiffre d'affaires sur l'année. Hier, CAI Cheuvreux, Credit Suisse First Boston et Merrill Lych avaient révisé en baisse leurs prévisions de bénéfices et leurs objectifs de cours.Les valeurs télécoms sont à nouveau chahutées : France Télécom abandonne 3,83% à 66,60 euros, après l'annonce d'un accord avec Vodafone portant sur le rachat par l'opérateur français, en trois versements étalés entre 2001 et 2002, de 113,8 millions d'actions France Télécom, détenues par Vodafone, pour un montant de 11,6 milliards d'euros. Orange cède pour sa part 2,67% à 8,74 euros.Les équipementiers télécoms sont sous pression : Alcatel cède 3,47% à 42,50 euros, Ericsson 5,04% à 9,04 euros et Nokia 1,93% à 24,44 euros. Netgem, réservé à la baisse, chute de 18,72% à 14,15 euros, malgré un bénéfice net de 6,3 millions d'euros en 2000, en forte hausse par rapport à 1999. Le fabricant de boîtiers d'accès vidéo à Internet n'a toujours pas signé le gros contrat avec un partenaire français qu'il promet au marché depuis des mois et envisage par ailleurs un tassement de ses ventes au premier trimestre.Sur le Nouveau Marché, Genset est toujours réservé à la baisse après avoir confirmé le départ de son directeur de la génomique fonctionnelle Bernard Bihain, à l'origine de la découverte de la molécule anti-obésité Famoxin.Le groupe de construction Eiffage, qui doit publier ses résultats dans la journée, est suspendu de cotation dans l'attente d'un communiqué.Schneider (-1,30% à 72,05 euros), Lafarge (-0,48% à 103,90 euros) et PPR (-1,60% à 220,90 euros) qui doivent publier demain matin leurs résultats annuels, évoluent à la baisse.Antoine Blua, Victoire Multiméd

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :