« Les investisseurs sont encore prêts à parier sur le Nouveau marché »

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« La Tribune ». Vos trois premières introductions de 2001 sur le Nouveau marché vous permettent-elles de juger que l'horizon est dégagé ?Yannick Petit. Les plus difficiles à convaincre restent les intermédiaires, car les candidats à la cotation sont plus courageux pour affronter la nervosité actuelle du marché. Heureusement, car le temps des larges « fenêtres de tir » de plus de six mois est révolu. Même après un bon accueil initial, tout peut se retourner sous le coup de perturbations du Nasdaq. Notre mission d'introducteur-conseil est d'amener les chefs d'entreprise à formater leur opération au gré des attentes du marché. En préparant bien les dossiers, le succès peut être de taille. Il est vrai que le report d'une introduction laisse souvent l'entrepreneur isolé. Il faut alors le convaincre de revoir sa proposition, le plus souvent au niveau du prix car c'est lui qui sensibilise les investisseurs. Globalement, le marché exige une décote de 40 % par rapport au prix d'équilibre, alors que 20 % suffisaient l'année dernière.Peut-on encore introduire des sociétés en pertes ?Oui, mais sous certaines conditions. Il faut offrir un profil hautement technologique, et un projet assis sur un risque commercial de type « dot com » aura plus de mal à passer. Il faut aussi que l'espoir de profits soit à la mesure du risque et donc un marché potentiel de grande dimension. Les gérants sont en attente d'équipes de management solides. Ils exigent aussi des valeurs liquides, la taille des opérations a évolué puisqu'on lève aujourd'hui 30 millions d'euros au lieu des 30 millions de francs des débuts du Nouveau marché. On peut d'ailleurs penser qu'avec la baisse des valorisations les levées de fonds reviendront à des niveaux inférieurs, sauf à laisser pour les opérations de moindre ampleur le marché libre se substituer au Nouveau marché.Tous les acteurs de la chaîne de l'introduction se sont-ils adaptés à cette nervosité ?Dans l'ensemble oui, et Euronext a fait à cet égard un effort louable pour traiter les dossiers dans un délai raisonnable. La nervosité des marchés exige encore davantage de flexibilité dans l'octroi des agréments. C'est ce que doit permettre un travail efficace en amont.

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