Greenspan renvoie la Bourse de Paris à ses plus bas de l'année

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Après deux séances de rebond, Paris a de nouveau plongé dans le rouge mercredi pour finir une nouvelle fois sous les 5.400 points, à 5.367,48 points (-1,29%), tout près de ses plus bas de clôture de l'année. L'indice CAC 40 est de nouveau plombé par les technologiques et les télécoms, France Télécom, Alcatel et STMicro en tête. L'indice du Nouveau Marché recule quant à lui de 4,34%. Le volume des échanges sur le SRD, modérément étoffé, totalise 4,5 milliards d'euros. L'Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro cède 0,33% et le Dax de Francfort 0,06%, alors que le FTSE 100 de Londres termine la journée sur un recul de 0,39%. Les marchés, qui espéraient une baisse très rapide des taux d'intérêt américains, sont revenus à plus de réalisme après le discours en demi-teinte du président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, devant la commission des services financiers de la Chambre des représentants. Tout en laissant la porte ouverte à une nouvelle détente du crédit, il a estimé que le ralentissement économique observé en janvier et février était moins marqué qu'à la fin de l'année dernière, suggérant ainsi qu'une baisse des taux n'était pas imminente. Il a également déclaré que la Fed ne pouvait pas agir dans le seul intérêt de la Bourse et réaffirmé sa préférence pour que les décisions de la banque centrale soient prises lors des réunions prévues par le calendrier. La Fed avait pris les marchés par surprise début janvier, en abaissant à l'improviste ses taux d'intérêt de 50 points de base, avant d'en faire autant lors de la réunion de son comité de politique monétaire des 30 et 31 janvier. En début de semaine, des spéculations selon lesquelles la Fed n'attendrait pas la réunion de son prochain comité de politique monétaire, prévue le 20 mars, avait redonné des couleurs aux marchés d'actions. Les actions américaines sont en net repli, les investisseurs étant déçus par le discours d'Alan Greenspan. Vers 17h45, le Nasdaq Composite perd 2,12% après avoir gagné plus de 1% à l'ouverture. Le Dow Jones cède quant à lui 1,1% et le Standard & Poor's 500 1,22%. VALEURS DU JOUR A PARIS (Cours à la clôture)Les valeurs TMT plombent toujours la cote parisienne. Goldman Sachs ajoute également à la morosité ambiante en estimant mardi qu'il est trop tôt pour revenir sur les valeurs technologiques.Sur le Nouveau Marché, Genset s'effondre de 36,91% à 20 euros après avoir confirmé le départ de son directeur de la génomique fonctionnelle Bernard Bihain, à l'origine de la découverte de la molécule anti-obésité Famoxin. Netgem dévisse de 18,72% à 14,15 euros, son un plus bas de l'année. Le groupe est sanctionné par le marché pour ses perspectives 2001 jugées médiocres. Enfin, sur le Premier marché Business Objects abandonne 12,39 % à 67,90 euros, après avoir été réservé à la baisse. Le titre souffre de la morosité du marché, estime un opérateur. L'éditeur de logiciels reste cependant en hausse de plus de 25% par rapport à son niveau du début d'année.ST Microelectronics chute également de 8,19% à 34,20 euros , malgré le maintien de ses prévisions pour 2001, soit une croissance de 15% de son chiffre d'affaires sur l'année. Mardi, CAI Cheuvreux, Credit Suisse First Boston et Merrill Lych avaient révisé en baisse leurs prévisions de bénéfice et leurs objectifs de cours.Les valeurs télécoms sont à nouveau chahutées : France Télécom abandonne 6,57% à 64,70 euros, après l'annonce d'un accord avec Vodafone portant sur le rachat par l'opérateur français, en trois versements étalés entre 2001 et 2002, de 113,8 millions d'actions France Télécom, détenus par Vodafone, pour un montant de 11,6 milliards d'euros. Orange cède pour sa part 4,01% à 8,62 euros. Les équipementiers télécoms sont sous pression : Alcatel cède 3,93% à 42,30 euros, Ericsson 4,52% à 9,09 euros et Nokia 4,33% à 23,84 euros. Par ailleurs, Rexel recule de 1,56% à 81,80 euros. UBS Warburg relève sa recommandation sur le titre, de "conserver" à "achat", avec un objectif de cours porté de 83 à 100 euros. Ce changement de recommandation fait suite à la publication, par la filiale de PPR, d'un bénéfice 2000 record, en hausse de 20,4% à 193,6 millions d'euros.Le groupe de construction Eiffage, suspendu de cotation dans la matinée, avance de 0,15% à 68,90 euros, après avoir décidé une fusion-absorption de sa holding de contrôle, la Financière SAE Fougerolle.

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