Wall Street rebondit

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Les indices Le DJIA, principal indicateur de Wall Street, a gagné 200,63 points ou 1,92% à 10.642,53 points après des débuts de séance hésitants. L'indice composite de la Bourse électronique Nasdaq a grimpé de 45,99 points ou 2,03% à 2.308,50 points, après avoir lui aussi fait un passage dans le rouge au cours de la séance. Le SP 500, qui représente un plus large éventail de valeurs et qui sert de référence aux gestionnaires de fonds, a gagné quant à lui 21,79 points ou 1,75% à 1.267,65 points. La tendanceIl a fallu l'intervention de Wayne Angell, chef économiste de la maison de titres Bear Stearns et ancien gouverneur de la Fed, pour donner du tonus à des marchés encore hésitants dans la matinée. L'économiste estime désormais à 80% les chances d'une baisse des taux de 0,5 point avant la réunion du comité monétaire de la Fed prévue en mars. Vendredi, il voyait ces chances à seulement 60%. Bear Stearns a changé ses estimations après la confirmation par la Fed qu'Alan Greenspan, son président, allait changer son discours sur la politique monétaire mercredi devant la chambre des représentants. Ce texte devait normalement être identique à celui prononcé devant le Sénat le 13 février. Certains observateurs y voient le signe avant coureur d'un ton plus alarmiste et donc d'une baisse des taux plus rapide que prévu pour aider l'économie à se redresser. D'autres économistes se montrent moins convaincus de la nécessité d'agir plus vite. La Fed a baissé par deux fois ses taux de 0,5 point de pourcentage depuis son geste surprise du 3 janvier, alors que la première économie du monde a brutalement ralenti en fin d'année. Les investisseurs ont sauté sur l'occasion pour faire leurs achats, les prix étant plutôt alléchants après le bain de sang de la semaine dernière. La tension sera de nouveau à son comble mardi matin avec la publication de l'indice de confiance des consommateurs de février à 15H00 GMT, précédé par les commandes de biens durables (réfrigérateurs, voitures, avions) en janvier. Les valeursLa matinée de lundi avait été ternie par la mise en garde de Texas Instruments et de Procter and Gamble sur leurs résultats avant le début de la séance. Les deux actions ont perdu respectivement 3,32% à 29,15 USD et 5,22% à 71,11 USD. Texas Instruments a entraîné avec lui Intel, qui a abandonné 1,46% à 29-1/2. Hewlett-Packard a réussi à terminer inchangé à 30 dollars. Microsoft a grimpé de 4,96% à 59-9/16. Le groupe, qui fait face lundi et mardi aux sept juges d'une Cour d'appel, joue une de ses dernières cartes pour éviter le démantèlement obtenu en première instance par le gouvernement américain. Les investisseurs sont optimistes et estiment que les juges n'iront pas jusqu'au démantèlement. DaimlerChrysler, qui va jeter 3,4 milliards d'euros dans un plan de restructuration pour sortir sa filiale Chrysler du rouge, a reculé de 1,39% à 48,12 USD. Le constructeur automobile table désormais sur une perte opérationnelle de 1,2 à 1,7 md EUR en incluant les frais de restructuration de Chrysler lors de l'exercice 2001. Hors ces frais, DaimlerChrysler prévoit un bénéfice de 1,2 à 1,7 md EUR. General Motors en revanche a grimpé de 4,79% à 55,55 USD. Home Depot, numéro un du bricolage rudement secoué ces derniers mois après une série d'avertissements, a bondit de presque 10% lundi grâce à Lowe, son plus proche concurrent, qui a revu à la hausse ses prévisions. L'action a terminé à 43,75 USD. Les banques ont bien progressé sur l'espoir d'une baisse des taux. Citigroup gagnant 4,36% à 50,30 et J.P. Morgan Chase 3,19% à 48,55. Le marché obligataireSur le marché obligataire, le rendement moyen sur les bons du Trésor à 10 ans s'est détendu à 5,044% contre 5,097% vendredi et celui de la ligne à 30 ans à 5,439% contre 5,483%. Les rendements évoluent à l'inverse du prix des obligations.

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