La contraction de l'activité industrielle aux Etats-Unis s'atténue

 |  | 414 mots
Lecture 2 min.
Le secteur industriel américain a-t-il touché le fond ? L'hypothèse ne paraît pas dénuée de sens après la publication cet après-midi de l'enquête NAPM menée auprès des directeurs d'achats de l'industrie américaine pour le mois de février. Les résultats de cette enquête dans le secteur manufacturier montrent un ralentissement de la contraction de l'activité. L'indice NAPM pour février ressort en effet en hausse de 0,7 point à 41,9 au lieu de 41,2 en janvier. Il reste néanmoins inférieur à 50, seuil en deçà duquel on considère que l'économie se contracte. Dans ses commentaires, Norbert J. Ore, membre du NAPM, se veut quant à lui assez optimiste: "si janvier se révèle un plancher pour le fléchissement industriel, alors le PIB pourrait rebondir à 2% en milieu d'année. La baisse de l'emploi industriel n'est peut être pas terminée mais elle est peut-être près de l'être", affirme-t-il. Par ailleurs, malgré un moral en berne, les Américains ne semblent pas avoir mis un frein à leurs dépenses. En janvier, celles-ci ont bondi de 0,7% pour s'établir à 6,96 milliards de dollars, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Commerce. Il s'agit du gain le plus important depuis la progression de 0,8% en septembre dernier. Ces chiffres viennent confirmer le rebond de la consommation déjà observé dans les statistiques des ventes au détail publiées le 13 février dernier.Revers de la médaille, la situation financière des ménages américains a continué dans le même temps de se dégrader. Les revenus ayant progressé à un rythme légèrement moins soutenu que les dépenses, le taux d'épargne s'établit à -1% en janvier, du jamais vu dans la première économie mondiale. Cet indicateur est d'autant plus préoccupant que le taux de croissance des revenus des ménages américains risque de ralentir fortement au fil de l'année en raison de la dégradation attendue du marché de l'emploi.Le taux de chômage pourrait poursuivre son ascension après avoir déjà grimpé de 0,2 point en janvier. D'après les chiffres dévoilés aujourd'hui par le département du Travail, les demandes d'allocations chômage se sont envolées de près de 40.000 la semaine dernière, pour atteindre 372.000. C'est bien plus que ce qu'attendaient les économistes, qui tablaient en moyenne sur 351.000 inscriptions nouvelles au chômage. latribune.f

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :