“ Mad Dow Disease ”

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Les indicesL'indice Dow Jones a terminé la semaine à 9504,78, après un recul hebdomadaire de 3,2 %. Le S&P a chuté de 0,9% en cinq jours à 1139,83. A 1928,68, l'indice composite du Nasdaq affiche une hausse de 2% depuis le lundi 19 mars.La tendanceIl est de ces coïncidencences fâcheuses qui font parfois la joie des journalistes en quête de titres choc. Les inquiétudes que suscitent au même moment la maladie de la vache folle (" mad cow disease ") et l'effondrement de Wall Street se sont ainsi traduits par l'apparition ce matin à la " une " du New York Post d'un mal d'un nouveau genre : la maladie de l'indice Dow Jones devenu fou, la " Mad Dow Disease ".Car si le Nasdaq laisse derrière lui sept semaines consécutives de baisse - c'était la première fois depuis 1980 - pour s'offrir sa première hausse hebdomadaire depuis la fin du mois de janvier, c'est surtout l'indice de référence du marché américain d'actions qui a fait parler de lui cette semaine. Il a violemment décroché à son tour, accentuant son plongeon lors de folle séance de jeudi, perdant à un moment quelque 380 points. Il devenait alors un " bear market ", comme le S&P et le Nasdaq avant lui, après avoir perdu plus de 20% depuis son sommet du mois de janvier 2000.Mais en l'espace de 90 minutes, les trois quarts de cette baisse étaient effacés, et le retour en Bourse des acheteurs se confirmait ce vendredi. Pour combien de temps ? La violente tempête boursière de ces dernières semaines a manifestement dérégler la boussole des analystes. Certains voient dans les deux dernières séances de la semaine des raisons de parier sur un rebond durable. D'autres avancent au contraire que le Nasdaq pourrait encore chuter de... 50% avant de se stabiliser.Les dix valeurs de la semaineLes sauveurs du Dow Jones s'appellent General Electric ou Microsoft. C'est grâce à l'attrait retrouvé de ces titres de référence (le premier termine la semaine par une hausse de 2,29 dollars à 39,99, le second avec un gain de 2,56 à 56,56) que l'indice des trente valeurs industrielles s'est rattrapé in extremis en fin de semaine.Autre relatif retour en grâce : celui des valeurs financières, comme Citigroup (à 42,85 ce soir) ou American Express (à 36,80) qui font partie des titres désormais fréquemment considérés comme " survendus ".La pharmacie et des groupes tels que Pfizer (à 37,53) retrouvent progressivement leur statut de valeurs sûres après deux semaines éprouvantes.De la sphère technologique émane une image plus contrastée. Ex-première capitalisation boursière de la planète (en mars 2000), Cisco enfonce un nouveau plancher annuel ce vendredi à 18,69. Sun (à 18,23 dollars) termine également la semaine sur une note négative.Mais Oracle (à 15,88) repart un peu de l'avant tout comme des titres tels que Advanced Micro Devices (à 29,44) ou Rambus (25,55) qui semblent confirmer que les valeurs liées au semi-conducteurs sont moins vulnérables que le secteur technologique dans son ensemble.

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