« Il y a toujours des valeurs de qualité sur le Nouveau marché »

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La Tribune. - Avec un indice divisé par quatre depuis mars dernier, peut-on espérer que la correction du Nouveau marché s'approche de son terme ? Olivier Marrot. - Le manque de profondeur du Nouveau marché fait qu'on ne peut exclure une poursuite de la baisse. La liquidité est aujourd'hui extrêmement faible, et les sorties de capitaux, mêmes marginales, provoquent des chutes disproportionnées de l'indice. Deux éléments m'incitent toutefois à un certain optimisme. D'une part, le Nouveau marché a aujourd'hui effacé l'essentiel de la sur-performance qu'il affichait depuis 1998 par rapport au CAC 40. D'autre part, les ratios de valorisation, qui ont grosso modo été divisés par trois depuis le sommet de la bulle, sont redevenus attractifs. Les excès commis début 2000 sont aujourd'hui corrigés. Comment expliquer qu'aucun secteur n'ait échappé à la correction ?Le Nouveau marché souffre d'un manque de discernement des investisseurs. Pour certains secteurs d'activité, la chute des cours était parfaitement justifiée. C'est notamment le cas des agences Web, dont les « business plans » sont totalement remis en cause par l'impossibilité de lever des capitaux pour financer leur croissance externe. Cela ne doit pas occulter la présence de valeurs de qualité sur le Nouveau marché. Les équipementiers de réseaux de fibres optiques Highwave Optical Technologies et Egide, qui ont sévèrement corrigé depuis le début de l'année, continuent de prendre des parts de marché et accélèrent leur développement européen. Ces sociétés profiteront du moindre rebond du Nasdaq.L'effondrement des cours interdit-il les appels au marché ?High Co a démontré début février qu'il était encore possible de lever des fonds en réussissant une augmentation de capital de 19 millions d'euros. Cette société présentait toutefois des garanties solides, tant en termes de perspectives de croissance que de parts de marché. A l'inverse, les entreprises qui se sont avérées incapables de tenir des « business plans » excessivement optimistes ont vocation à se faire racheter ou à disparaître.Propos recueillis par Jean-Noël Roffiae

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