Lafarge sous pression après les résultats de Blue Circle

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Saluée en Bourse, l'acquisition de Blue Circle pourrait finalement n'être pas l'aubaine escomptée pour Lafarge. Lundi, le groupe français accuse un peu le coup après les résultats mitigés du cimentier britannique, sur lequel il a lancé début janvier une offre publique d'achat de 3,8 milliards d'euros. A la Bourse de Paris, le titre Lafarge perdait 1,71% à 103,2 euros à la clôture. Les autres valeurs du secteur ont mieux résisté. Le suisse Holderbank, deuxième cimentier européen, a fini la séance en hausse de 0,53% à 1892 francs suisses, alors que le portuguais Cimpor gagnait 1,24% à 29,36 euros en fin de journée. Ciments français, par contre, reculait de 1,83% à 53,5 euros. Blue Circle, dont le cours est calqué sur l'offre en numéraire de Lafarge, n'a quasiment pas bougé (-0,05% à 488,25 pence).Le cimentier britannique a annoncé ce matin un bénéfice net de 325,4 millions de sterling au titre de l'exercice 2000, en hausse de 20%. Les profits du groupe sont toutefois dans le bas de la fourchette des prévisions des analystes: d'après les avis recueillis par Reuters, ceux-ci tablaient sur un bénéfice compris entre 320 millions et 345 millions de sterling. Les très bons résultats enregistrés en Malaisie et la contribution positive des activités de Blue Circle dans le foncier et l'immobilier n'ont donc pas empêché une légère déception sur les bénéfices d'ensemble du groupe.Pour 2001, Blue Circle espère que la demande européenne va continuer de croître, tout comme les prix. Le marché malaisien devrait lui aussi confirmer sa reprise. Le débouché nord-américain, par contre, ne devrait connaître qu'une progression "modeste", annonce le groupe britannique. Ces résultats viennent après la publication du chiffre d'affaires annuel de Lafarge, qui avait déjà réservé une légère déception au marché. Le cimentier français avait annoncé une progression de son chiffre d'affaires 2000 de 16% à 12,216 milliards d'euros, la bonne performance d'ensemble masquant une décélération de l'activité en fin d'année. De 7,1% au premier semestre, la croissance interne du groupe est passée à 5,8% à fin septembre pour être finalement ramenée à 4,7% fin décembre. latribune.f

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