«L'action de la BoJ doit s'accompagner de l'assainissement des banques »

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« La Tribune ». Le retour à la politique de taux zéro suffira-t-il à relancer l'économie japonaise ?Nicholas Edwards. L'annonce par la Banque du Japon (BoJ) du retour à la politique de taux zéro et de l'accroissement des prises en pension sont de bon augure. Mais, pour être efficaces, ces mesures doivent s'accompagner de la poursuite accélérée de l'assainissement des banques. Le retour de Hokuo Yanagisawa, ministre des Services financiers, va dans le bon sens. La fermeté politique est aussi une condition essentielle du redémarrage de l'économie japonaise. Le Japon dispose de deux atouts : l'état d'esprit du patronat qui a profondément évolué et les entreprises japonaises, très performantes, qui enregistreront pour l'exercice clos le 30 mars des résultats records. Existe-t-il un risque de faillite du système bancaire ?Le système bancaire est plus fort qu'il n'était, il y a deux ans. Il n'en reste pas moins que la restructuration est loin d'être achevée et que cette « crise finale » sera douloureuse. Le montant des créances douteuses (40 trillions de yens ou 350 milliards de dollars) fait apparaître une insuffisance des fonds propres des banques de 16 trillions de yens. Je pense pourtant qu'une faillite générale est impensable. Les autorités disposent d'une large palette d'interventions qui va de l'injection de liquidités au portage des créances douteuses à des nationalisations ciblées. Il n'y a pas de risque pour le système financier mondial.Faut-il recommencer à investir ? Les prochains mois seront cruciaux. Le scénario optimiste laisse entrevoir un potentiel de hausse de 20 % d'ici la fin de l'année. La rentabilité des fonds propres, négative en 1998, est redevenue positive, mais il reste encore du chemin pour rattraper les niveaux américains et européens. Ce rattrapage soutiendra la Bourse. Il n'est plus temps de jouer les secteurs défensifs déjà bien valorisés et je privilégie la nouvelle économie, à commencer par Softbank, Sony et NTT Docomo. Le secteur financier, à l'exception des banques, avec la société de leasing Oryx et le courtier Nomura a aussi un fort potentiel.

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