Ryanair voit encore plus haut

A l'issu d'un premier trimestre très flatteur, Michael O'Leary, le président de Ryanair, avait prévenu le marché que son groupe ne pourrait pas répéter "cette hausse de 68% du résultat net au deuxième trimestre" (voir ci-contre). Ses craintes étaient finalement injustifiées puisque la compagnie à bas prix a réussi à faire encore mieux.Entre juillet et septembre, le bénéfice net de Ryanair s'est en effet envolé de 72% à 112 millions d'euros. D'une part, le groupe a continué de bénéficier d'un trafic soutenu. Ainsi, il note par exemple qu'en août il a rattrapé "British Airways pour devenir la première compagnie sur la ligne Londres-Bruxelles, une des routes les plus importantes d'Europe". Et son chiffre d'affaires, en hausse de 40% à plus de 270 millions d'euros, témoigne de cette santé commerciale.Par ailleurs, il a comme sur le premier trimestre poursuivi ses efforts en matière de réduction des coûts. Sur les six premiers mois de l'année, il précise notamment que ses coûts ont été réduits de 11% pour un nombre comparable de passagers (le coefficient de remplissage est passé de 83 à 88%). La baisse des tarifs de 2% n'a donc pas eu de véritable influence sur les comptes. D'autant que le trafic a progressé de 37% à 7,84 millions de passagers. Un niveau record pour la compagnie.Dès lors, sur les six premiers mois, le bénéfice net a progressé de 71% à près de 151 millions d'euros. "Nos profits pour le premier semestre ont déjà dépassé ceux de l'année précédente dans son ensemble [NDLR: 150,4 millions en 2001]", se félicite Ryanair dans son communiqué. Quant au chiffre d'affaires, il est en hausse de 35% à 464,6 millions d'euros. Les marges ont par conséquent été largement confortées: +6,7 points à 36% en opérationnel et +6,9% à 32,5% en net.Pour les mois à venir, Ryanair estime qu'il devrait encore prendre de l'altitude. Il compte pour cela sur un accroissement du trafic sur ses lignes existantes et aussi sur de nouvelles lignes à partir de ses bases de Francfort-Hahn et Milan-Bergame. C'est notamment à partir de cette dernière que Ryanair espère améliorer sa position sur le marché français, avec deux dessertes quotidiennes entre Milan et Paris (voir ci-contre). Mais Ryanair s'intéresse aussi à des villes de province. Il a récemment signé un accord avec l'aéroport de Strasbourg pour établir des rotations entre la ville alsacienne et Londres.Bref, le dynamisme commercial de Ryanair, qui comme les autres "low cost" grignote continuellement des parts de marché sur les compagnies traditionnelles, devrait de nouveau se refléter dans les comptes annuels. Même si Michael O'Leary fait encore preuve de prudence en indiquant que la croissance exceptionnelle des résultats au premier semestre ne se retrouvera pas aux troisième et quatrième trimestres, la compagnie a revu à la hausse de 15% ses prévisions de résultats annuels. Elle attend désormais un bénéfice de 230 millions d'euros.En Bourse, l'action Ryanair profite de l'optimisme du groupe. Elle avance de 13,83% à 477,50 euros en fin d'après-midi. Une hausse globalement équivalente à sa progression annuelle.

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