Les résultats d'Oberthur plongent

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"Des résultats en dessous de nos attentes et de celles du consensus": c'est ainsi que Fideuram-Wargny résume son opinion après la publication des chiffres semestriels d'Oberthur Card Systems. Et il faut dire que la chute est pour le moins spectaculaire.Alors que les ventes ont reculé de 4,64% à 217,6 millions d'euros, le résultat net est quant à lui passé de 0,2 à -20,7 millions d'euros. La dégringolade est à peu près de la même ampleur pour le résultat d'exploitation (passé de 8,8 à-5,5 millions d'euros) et l'Ebitda, tombé de 21,7 à 7,9 millions d'euros. Fideuram-Wargny rappelle notamment que le marché attendait en moyenne un Ebitda (excédent brut d'exploitation) de 12 millions.D'une manière générale, il est évident que le groupe a souffert de la récession du marché de la carte à puce (notamment avec les difficultés rencontrées par les télécoms). Mais, au-delà, Oberthur fournit quelques explications plus précises pour justifier ce plongeon.En particulier, si les ventes en volume de cartes SIM (pour mobiles) ont progressé de 1%, les prix sont restés sous pression et ont reculé de 20%. A cela s'ajoute un effet de surcoût de 7 millions d'euros sur des composants achetés au plus haut du marché.Hors exploitation, le groupe ajoute qu'il a comptabilisé 2,2 millions d'euros d'écarts de conversion sur des dettes et créances libellées en devises (dollar et livre) et que la baisse de son cours a entraîné une dépréciation de 2,5 millions d'euros des actions qu'il détient en auto-contrôle en vue d'un plan de stock-options.Face à ces conditions tendues, Oberthur précise que ses effectifs ont été réduits de 300 personnes sur le premier semestre. Et la réorganisation et la rationalisation "sont appelées à se poursuivre dans les mois qui viennent et devraient alléger la structure de coûts de 10 millions d'euros en base annuelle dès l'année 2003", souligne le communiqué.Enfin, en marge de ses résultats, Oberthur a annoncé un remaniement au sein de sa structure de direction. Ainsi, Amedeo d'Angelo qui était chief operating officer (en charge des directions régionales, du business development et du marketing) n'exerce plus ses fonctions. Celles-ci sont désormais attribuées à Pierre Barberis, le directeur général délégué.En Bourse, malgré les résultats décevants, le titre rebondit de 3,08% à 1,34 euro. Il faut dire que sa descente aux enfers des semaines passées motive certainement des achats à bon compte dans un marché où les TMT se distinguent. Sur l'année, l'action lâche encore 85%.

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