Denis Kessler prend les rênes de Scor

Les mauvaises surprises réservées au marché auront-elles coûté son poste à Jacques Blondeau, le PDG de Scor? Le groupe ne donne pas de précisions sur ce point, mais la coïncidence est troublante. Moins d'une semaine après avoir annoncé de nouvelles pertes attendues pour 2002 et après avoir fait son mea culpa en déclarant à propos des provisions à venir "nous et nos actionnaires, nous nous sommes trompés par rapport à nos estimations du 31 décembre 2001", Jacques Blondeau quitte la présidence du groupe de réassurance, après avoir passé huit ans à sa tête.Il est désormais remplacé par Denis Kessler, nommé à l'unanimité par le conseil d'administration et qui doit prendre son poste ce mardi.Agé de 50 ans, Denis Kessler a notamment été brièvement directeur général et membre du comité exécutif d'Axa, en 1997 et 1998, année depuis laquelle il était vice-président délégué du Medef et président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA). Compte tenu de ses nouvelles responsabilités, il a décidé de quitter ses fonctions au sein de ces deux organismes.La tâche du nouveau PDG ne sera pas aisée. Ayant eu à faire face à la baisse des marchés et à une hausse de la sinistralité, le groupe a réservé plusieurs mauvaises surprises aux investisseurs. Après une perte de 278 millions d'euros en 2001, il a annoncé la semaine dernière qu'il serait déficitaire de 250 millions d'euros cette année (voir ci-contre). Une perte qui sera épongée par une augmentation de capital. Dans ces conditions, la défiance des investisseurs vis-à-vis du titre s'est aggravée et hier l'action perdait encore 80% sur l'année. Denis Kessler devra donc prendre des mesures rapides s'il veut retrouver la confiance des investisseurs. Et il semble en être conscient. "Dans les semaines qui viennent, mes priorités sont la restauration de la confiance envers notre groupe et le retour rapide à la rentabilité", a-t-il déclaré en se disant "confiant dans l'avenir de Scor, dans la qualité de ses équipes et dans le soutien de ses clients".Si le marché attendra sûrement de voir les premiers résultats de la politique de Denis Kessler avant de revenir massivement sur l'action, l'annonce de sa nomination a déjà un effet bénéfique. En clôture, le titre gagne 5,64% à 7,68 euros.

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