Démission du président-fondateur de Global Crossing

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Gary Winnick jette l'éponge. Le président fondateur du groupe de télécommunications Global Crossing a informé lundi soir le conseil d'administration de sa décision de quitter le navire.Il avait fait l'objet de vives critiques après l'effondrement de son groupe qui, en raison d'un endettement de 12,4 milliards de dollars, avait dû se placer sous la protection de la loi sur les faillites en janvier 2002.Gary Winnick a notamment fait l'objet d'une enquête concernant les ventes d'actions qu'il a effectuées avant la chute de son groupe, mais aucune poursuite n'a été engagée. En octobre, Gary Winnick, qui en deux ans a cédé pour 700 millions de dollars de titres, avait répondu devant le Congrès qu'il n'était pas au courant de la fragilité financière de sa société au moment où il a vendu pour 123 millions de dollars d'actions, en mai 2001. Il avait également déclaré ne pas s'être retiré du capital en sachant que son groupe devrait faire face à un manque à gagner d'un milliard de dollars en termes de chiffre d'affaires.S'il a toujours refusé d'endosser une quelconque responsabilité, Gary Winnick déplore cependant les pertes causées. "Je regrette profondément que des gens liées à Global Crossing aient subi d'importantes pertes financières à cause de la décision de se mettre en faillite. Néanmoins, la vision d'un véritable réseau de communication global perdurera", explique-t-il dans une lettre aux administrateurs.Le départ de gary Winnick était attendu. Mais, pour les observateurs, il devait plutôt avoir lieu début 2003, date à laquelle le groupe devrait sortir de la loi de protection sur les faillites. Global Crossing, qui a réduit de façon drastiques ses effectifs et ses dépenses d'investissement, a en effet été sauvé par Hutchinson Whampoa et Singapore Technologies Telemedia, lesquels ont acquis en août 61,5% de son capital, pour 500 millions de dollars. Le plan de redressement de Global Crossing a déjà été approuvé par le tribunal en décembre. Il ne lui reste donc plus qu'à obtenir l'aval des autorités de régulation concernant l'arrivée au capital des deux investisseurs asiatiques.

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