Vivendi Universal a atteint son plus bas historique

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Vivendi Universal continuent d'être pris dans une tourmente financière qui semble sans fin. Après avoir baissé d'un tiers en deux séances, le titre VU, qui avait ouvert en hausse de 3,58%, s'est de nouveau effondré vers 10h. A 15 heures, les pertes s'accéléraient et le titre abandonnait 18,68% à 8,62 euros, son plus bas historique. L'action s'est ensuite reprise puisqu'à la clôture, elle ne reculait plus "que " de 12,26% à 9,3 euros. Sur trois jours, la chute reste néanmoins lourde : -41%. Ce matin, le Figaro indiquait que Jean-René Fourtou aurait décidé de mettre ne vente l'ensemble de la filiale édition de VU, VU Publishing (VUP). VUP est évalué à 2,2 milliards d'euros. Il s'agit d'une branche solide du groupe regroupant notamment des titres comme l'Express ou l'Expansion en France. Cette décision aurait été prise, selon le journal, pour éviter le dépôt de bilan. Cette information donne de nouvelles raisons d'inquiétude pour des investisseurs qui doutaient déjà de la solvabilité du groupe. Mercredi dernier en effet, Jean-René Fourtou avait indiqué que la vente de VUP n'était pas nécessaire. Il s'agirait donc d'une nouvelle volte-face prouvant la situation extrême dans laquelle est enfoncée Vivendi Universal. D'autant que le service de communication du groupe se refusait à tout commentaire.A cette annonce inquiétante s'est ajouté l'abaissement de la recommandation de deux grandes banques européennes, UBS Warburg et Deutsche Bank. La banque suisse qui affichait une recommandation "d'achat fort" sur VU avec un objectif de cours de 29 euros est passé à "conserver" avec un objectif de 13 euros. Parallèlement, la banque de Francfort est passé d'une recommandation "d'achat" avec un objectif de cours de 30 euros à une position plutôt neutre de "performance de marché" avec un objectif de 16 euros. Pour la Deutsche Bank, la décision devenait évidente. "Nous ne pouvions maintenir une recommandation d'achat sur une entreprise capable de déposer son bilan dans les deux mois et sur laquelle nous n'avons aucune perspective claire concernant la structure et la stratégie", indique la note de la banque allemande. Pour corser le tout, le nouveau président de Vivendi Universal qui, décidément, ne séduit pas pour ses débuts, devra faire face à la grogne des petits actionnaires. Lors d'une interview sur Europe 1, Didier Cornardeau, président de l'Association des petits porteurs actifs (Appac), a demandé à Jean-René Fourtou une assemblée générale extraordinaire. L'Appac a par ailleurs regretté que le nouveau président de VU ne commentent les résultats du groupe que lors d'une conférence téléphonique et non devant ses actionnaires. "Le groupe ne sait pas communiquer", a conclu Didier Cornardeau. Une analyse qui semble de plus en plus se confirmer.

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