Les principales mesures du budget 2003

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Pour son premier budget, le gouvernement Raffarin a prévu 4,1 milliards d'euros de baisses supplémentaires d'impôts et de charges patronales. Les baisses d'impôts porteront sur un montant de 3,1 milliards d'euros et se répartiront de la façon suivante :- suppression définitive de la part salariale de la taxe professionnelle : environ 2 milliards d'euros.- allégement de la taxe professionnelle pour les professions libérales : 88 millions d'euros. - baisse de 1% de l'impôt sur le revenu : 770 millions d'euros (dont 200 millions de mesures portant sur le quotient familial). Ainsi, le taux supérieur - aujourd'hui à 52,75% - passera sous la barre symbolique des 50% pour s'établir à 49,58%.- prime pour l'emploi : environ 200 millions d'euros (réévaluation en faveur des personnes travaillant à temps partiel). - augmentation du plafond des dépenses ouvrant droit à une réduction d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile, qui passe de 6.900 à 10.000 euros : 74 millions d'euros. - doublement du plafond de l'abattement sur les donations faites par les grands-parents à leurs petits-enfants : 14 millions d'euros.Les baisses de charges s'élèveront à un milliard d'euros :- compensation par des allégements de charges du coût pour l'entreprise de l'harmonisation des SMIC : 800 millions d'euros. - financement des exonérations de charges patronales pour les entreprises embauchant un jeune de 16 à 22 ans sans qualification : 200 millions d'euros.On peut noter que le gouvernement a ainsi renoncé à baisser l'impôt sur les sociétés cette année. Cette réduction faisait partie des promesses du candidat Jacques Chirac à l'élection présidentielle. La dépense globale de l'Etat augmentera de 0,2% en volume, à 273,5 milliards d'euros. Trois secteurs, correspondant aux actions prioritaires de l'Etat, feront sans surprise l'objet d'un effort tout particulier. Il s'agit de l'Intérieur, de la Justice et de la Défense. D'ailleurs, la police, la justice et la gendarmerie bénéficieront de 5.300 créations de postes, alors que globalement, sont prévues 1.700 suppressions nettes de postes de fonctionnaires. Pour ce qui est des recettes nettes, elles se monteront à 228,1 milliards d'euros. Le déficit public (Etat, Sécurité sociale, collectivités publiques) devrait atteindre quant à lui 2,6% du PIB l'an prochain.

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