La consommation des Français reste bien orientée

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Principal moteur de la croissance française, la consommation des ménages en produits manufacturés s'est légèrement effritée en août, affichant un recul de 0,1%. Ce repli intervient après un mois de juillet assez faste, qui a vu la consommation progresser de 1,3%. Sur un an, le solde demeure positif avec une croissance de 2,6% par rapport au mois d'août 2002.Malgré le très net fléchissement des achats d'automobiles (-0,3% en juillet et -6,2% en août), la consommation des ménages reste bien orientée, soutenue notamment par les dépenses en biens d'équipement du logement (électronique grand public, électroménager, meubles) qui se sont clairement redressées cet été (+1,9% en juillet et + 1,3% en août). De même, les dépenses en textile-cuir ont fortement progressé durant ces deux mois, avec une hausse de 1,2% en juillet puis de 3,1% en août. On peut peut-être y voir un effet conjugué des soldes et de la rentrée. Le marasme boursier actuel, pas plus que la hausse continue du chômage depuis plusieurs mois, ne semblent entamer l'appétit consumériste des Français, tandis que le ralentisssement de l'inflation permet de préserver leur pouvoir d'achat dans un contexte qui n'est néanmoins pas favorable aux dépenses importantes.La résistance de la consommation est une chance pour l'économie hexagonale car elle est quasiment l'unique pilier de la croissance française. Les investissements des entreprises sont au point mort et le commerce extérieur, même s'il résiste bien, ne peut insufler un dynamique suffisante. Il est notamment pénalisé par les difficultés de l'économie allemande, premier partenaire commercial de la France, et par le rétrécissement des débouchés à l'export en raison de l'atonie économique mondiale. De surcroît, les entreprises françaises ont à subir une concurrence accrue des produits américains, plus compétitifs en raison de l'affaiblissement du dollar par rapport à l'euro.Dans ces conditions, les économistes restent prudents quant aux prévisions de croissance pour la France. Pour Laure Maillard, de CDC-Ixis, la reprise initialement attendue pour le semestre en cours ne devrait pas intervenir avant la mi-2003. De son côté, le gouvernement s'efforce de rassurer. Reconnaissant que la période traversée est difficile, l'équipe de Jean-Pierre Raffarin appelle à ne pas céder à la panique, annonçant qu'en 2003 la croissance pourrait être deux fois supérieure à celle de cette année. Autrement dit, un rythme qui devrait être compris entre 2 et 2,5%.

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