Appel à la mobilisation à gauche, satisfaction à droite

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A l'annonce des estimations de résultats pour le premier tour, les personnalités de droite comme de gauche se sont montrées prudentes. La maire de Lille, Martine Aubry, a ainsi indiqué que "tout est encore possible", suivie en cela par l'ancien ministre de l'Economie et des Finances, Laurent Fabius. A droite, même son de cloche. Dominique Perben, ministre de la Justice, a considéré qu'il fallait attendre le second tour pour fêter la victoire, même s'il estime le score de l'UMP "encourageant". Mais, déjà, le débat entre gauche et droite s'est engagé dans l'optique du second tour. Laurent Fabius a évoqué le risque de "déséquilibre majeur au sein de la future assemblée". Selon lui, ce risque s'accompagnerait d'un "risque social massif". Il a donc lancé un "appel fort à la mobilisation des abstentionnistes au second tour". Martine Aubry a demandé un "vrai débat". Yves Cochet, ancien ministre Vert de l'Environnement, a indiqué que, selon lui, "une bonne partie de l'électorat de gauche n'est pas encore mobilisé". Enfin, du côté du Parti communiste, Jean-Claude Gayssot a appelé à voter pour le candidat de gauche en tête au premier tour.François Hollande, le premier secrétaire du PS,a souligné le taux d'abstention particulièrement faible. Selon lui, ce mauvais chiffre de la participation est en partie due à la stratégie de la droite qui avait voulu "réduire le débat à celui de la cohabitation". Selon lui, le risque majeur est désormais que la future assemblée nationale soit "déséquilibrée". Une large voictoire dela droite serait alors "grave pour la démocratie". Il demande donc une prise de conscience des électeurs et indique que, désormais, le "PS incarne la garantie de l'équilibre et le respect du pluralisme".De son côté, Patrick Devedjian a estimé que les Français avaient salué la volonté d'action du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. De même, François Fillon considère que ce résultat de la droite montre que "le meilleur moyen de combattre l'extrémisme, c'est l'action plus que la pétition". Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, après avoir rappelé que "les résultats n'étaient pas définitifs avant la second tour", s'est félicité des résultats des mouvements de droite. Il a indiqué "entendre l'appel à l'action des Français". Selon lui, "les Français sont las de la politique polémique et veulent de la politique efficacité". Il a enfin rappelé que son gouvernement "tiendra tous les engagements" pris par le président de la République lors de la campagne présidentielle.Enfin, à l'extrême-droite, on cache mal sa déception. Jean-Marie Le Pen a dénoncé le "système antidémocratique", établi, selon lui, par ceux qui sont au pouvoir. "Qu'est-ce qu'une démocratie dans laquelle des millions d'électeurs ne sont pas représentés ?", s'est-il interrogé en invoquant l'abstentionnisme pour expliquer la baisse de plus de 5 points du score du Front national. Le numéro deux du parti, Bruno Gollnisch a une autre explication. Pour lui, "ce n'était pas Jean-Marie Le Pen qui était candidat, ce sont des candidats qui n'ont pas sa notoriété". Il a toutefois espéré un "changement d'avis des abstentionnistes au second tour" en faveur de son mouvement.

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