Nette réduction de l'excédent commercial en septembre

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Pour le deuxième mois consécutif, les exportations s'affichent en baisse. Elles n'ont pas dépassé 26,447 milliards d'euros en septembre, en retrait de 3,6% par rapport au mois d'août. Dans le même temps, les importations sont restées stables à 25,930 milliards d'euros. Conséquence, après avoir affiché en août un excédent de plus d'un milliard et demi, la balance commerciale a enregistré un solde positif trois fois moindre en septembre, à 517 millions d'euros. Néanmoins sur les neuf premiers mois de 2002, le commerce extérieur français présente un excédent cumulé de 8,75 milliards, contre 1,56 milliard sur le même période de 2001. Dans leur communiqué, les Douanes signalent que les exportations "prolongent leur retrait du mois d'août pour se situer sous leur niveau moyen de l'année". En septembre, cette diminution des ventes est particulièrement sensible "dans l'industrie civile et plus particulièrement les équipements professionnels autres qu'aéronautiques", soulignent les experts des Douanes. En effet, depuis le mois de juillet, si l'on fait abstraction des ventes d'Airbus (12 en septembre, pour 788 millions d'euros), les exportations de biens mécaniques se sont contractées de 10%. Un recul porté à 20% pour ce qui est des ventes d'équipements électriques et électroniques. Ces chiffres ne devraient pas inciter les industriels français, déjà très frileux, à reprendre le chemin de l'investissement.Marc Touati, économiste chez Natexis Banques Populaires, est même plus sévère, jugeant que "les chefs d'entreprises français ne jouent pas la reprise, la résistance de notre demande intérieure profite à nos partenaires commerciaux qui exportent vers l'Hexagone". Pour lui, la persistance d'un tel comportement devrait conduire à une nouvelle diminution de l'excédent commercial dans l'avenir. Pour autant, il ne souhaite pas dramatiser la situation. "N'exagérons rien : dans le contexte de demande mondiale affaiblie, de marasme chez notre premier partenaire, l'Allemagne, et de facture énergétique élevée, réaliser un excédent de 8,9 milliards sur les neuf premiers mois de 2002, soit notre quatrième performance historique, reste largement honorable".Sur un strict plan géographique, les Douanes signalent que les échanges commerciaux restent déprimés vers l'Amérique et se contractent au sein de l'Union européenne. Légère accélération de l'inflation. En octobre, l'indice des prix à la consommation a progressé de 0,2%, portant sa hausse sur un an à 1,9%. Cette augmentation est principalement due au renchérissement de l'énergie, et notamment des produits pétroliers (+1,4%) et à la hausse saisonnière des produits frais (+1,7%). Dans les mois à venir, le coûts des matières énergétiques devraient être orientées à la baisse en raison de la chute des cours du Brent et l'appréciation de l'euro vis à vis du dollar. Cette évolution attendue devrait permettre de maintenir l'inflation en France sous la barre des 2%, fixée par la Banque centrale européenne (BCE). La prise en compte de risques inflationnistes moindres que par le passé devrait encourager les banquiers centraux à réduire le loyer de l'argent dans la zone euro, et ce dès le mois de décembre.

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