"Pas de risques avant 2003 sur la dette émergente"

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La Tribune - Peut-on exclure de nouvelles crises sur les dettes des pays émergents dans les prochains mois ?Pierre Ahlsell - L'an dernier, les crises turques et argentines avaient été anticipées par le marché. Actuellement, il n'y a pas de risques systémiques similaires. Néanmoins, à l'horizon 2003, on peut nourrir des craintes sur le Brésil qui va connaître une échéance électorale majeure avec les présidentielles à l'automne prochain. Toutefois ce risque est déjà partiellement pris en compte par les investisseurs, qui exigent dès maintenant une prime de risque élevé sur ce pays.Pour échapper aux accidents conjoncturels, vous venez de lancer un fonds spécialisé qui a pour spécificité de limiter le risque : par quels moyens ?Au regard des dix dernières années, la classe d'actif de la dette émergente a offert de bonnes performances grâce à des coupons élevés. Mais ceux-ci ne compensent pas toujours le risque de perte en capital. Notre fonds a donc pour but de limiter ce risque, quitte à accepter une performance un peu plus faible que celle des indices. Notre méthode de gestion s'appuie sur des règles strictes de diversification : pas plus de 10 % du portefeuille sur un pays. Cela nous distingue des fonds qui doivent battre des indices qui accordent parfois une part très importante à certains pays. Rappelons-nous par exemple qu'au début 2001, l'Argentine pesait 23 % de l'indice JPM Embi plus. Ensuite, le profil de risque de nos encours s'inscrit d'une notation de BB, soit deux crans au-dessus de ce qui est généralement admis sur ces marchés. Pour continuer à réduire notre risque nous limitons la durée de vie de nos obligations en portefeuille à six ans pour réduire leur sensibilité. Et pour finir, nous couvrons le risque obligataire pour ne jouer que sur l'écart de rendement en espérant un rétrécissement de celui-ci avec les emprunts d'Etat européens et américains.Quel est votre objectif de gains ?Nous n'avons pas de référence obligée (benchmark) et nous privilégions au contraire un objectif de performance absolue. Mais celle-ci doit normalement dépasser l'Euribor plus 300 points de base. De sorte que nous nous contentons d'une progression de l'ordre de 6,5 % par an.

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