La Poste a perdu 95 millions d'euros en 2001

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Le groupe La Poste a annoncé une perte de 95 millions d'euros pour l'exercice 2001. Un résultat qui était attendu puisque La Tribune annonçait dès ce matin un déficit de l'ordre de 100 millions d'euros. En 2000, La Poste avait dégagé un bénéfice net de 139,2 millions d'euros.Ce mauvais chiffre s'explique avant tout par la surévaluation de l'achat, au début de l'an passé, d'un transporteur de colis allemand, DPD. Cette acquisition avait coûté 500 millions d'euros à l'établissement public. Un prix apparemment excessif, qui a contraint La Poste à passer dans ses comptes des amortissements exceptionnels de 170 millions d'euros pour dépréciation d'actifs. Avant goodwill, La Poste affiche un résultat positif de 75 millions d'euros.Les syndicats, comme SUD-PTT, n'ont d'ailleurs pas attendu la publication de ces résultats pour protester contre la "politique aventureuse de la direction". En revanche, le chiffre d'affaire du groupe a continué à croître de 6,6% en 2001, à 17 milliards d'euros. Cette hausse s'explique d'abord par le bon comportement de l'activité Colis (avec un chiffre d'affaires en progression de 31%), des services financiers (+5,3%) et de l'activité Courrier (+1,6%). Ce dernier chiffre est, toutefois, un peu décevant. La Tribune annonçait ce matin une progression de 4,6%, conforme à celle de 2000. Mais il semble, comme l'expliquait le président de La Poste Martin Vial samedi sur RTL, que le ralentissement économique et la psychose de l'anthrax aient réduit la circulation de courrier à la fin de l'année 2001. D'autres éléments ont contribué à cette stabilité de l'activité. Ainsi, la généralisation de la Carte Vitale, qui réduit le courrier de la Sécurité sociale, a coûté 60 millions d'euros au groupe. Ce résultat pourrait inciter La Poste à demander le relèvement du prix de base du timbre à 50 centimes d'euros (contre 46 aujourd'hui) dans la discussion en cours de son contrat de plan avec l'Etat. Martin Vial ne l'a pas caché en répétant que le prix du timbre n'avait pas changé depuis six ans et qu'il était l'un des moins chers d'Europe.Concernant l'avenir des services financiers de La Poste, Martin Vial a exclu la création d'une banque postale. Mais il a rappelé que son établissement était ouvert à toute alliance dans le secteur financier, notamment avec la Caisse des dépôts qui est, selon Martin Vial, un "allié naturel". Il a par ailleurs répété que les services financiers devaient étendre leur gamme de produit, ce que la législation actuelle ne leur permet pas. "Nous ne pouvons pas fidéliser une clientèle de jeunes par manque de certains produits financiers", a-t-il déploré.Enfin, Martin Vial a confirmé la volonté de La Poste de s'internationaliser. Actuellement, 12% de son chiffre d'affaires sont réalisés à l'international. Martin Vial a assuré que l'établissement public "examinerait les possibilités qui se présentent, si l'ouverture du marché britannique du courrier se réalise". En France, l'ouverture complète du marché du courrier est prévue pour 2009. La Poste considère être prête pour cette échéance en relevant que 50% de son chiffre d'affaires sont déjà réalisés dans le secteur concurrentiel.latribune.f

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