Nouveau recul pour les immatriculations européennes

Encore un semestre noir pour le marché automobile européen. Sur le seul mois de juin 2002, la baisse des immatriculations de voitures neuves atteint 8% sur un an à 1.275.692 unités. Si on cumule les chiffres de l'ensemble du premier semestre 2002, la baisse est un peu moins prononcée, mais elle s'élève pourtant à 4,5%. Ces résultats sont calculés pour l'ensemble de l'Union européenne, auquel on ajoute les marchés suisse, norvégien et islandais. Pour l'UE seulement, les données sont similaires.En termes géographiques, le mois de juin montre certaines inversions de tendances par rapport aux évolutions du semestre. Ainsi, le marché allemand tente une timide reprise avec une hausse en juin de 1,8% par rapport à juin 2001, alors que sur le semestre, le recul est de 3,9%. A l'inverse, le marché britannique, le plus dynamique d'Europe sur six mois après le Danemark (+6,2%), recule en juin de 3,7% par rapport à juin 2001. Les marchés italien et espagnol restent très faibles, enregistrant en juin des baisses de 17% par rapport à juin 2001. La France ne fait pas exception, avec une baisse annuelle en juin de 8,8%, même si elle reste moins prononcée sur l'ensemble du semestre (-3,8%).Du côté des constructeurs, peu nombreux sont ceux qui ont tiré leur épingle du jeu en juin. Seuls DaimlerChrysler (+3,3%), BMW (+1,3% avec la seule marque BMW) et les constructeurs japonais (+2,9%, grâce à Toyota et Honda) parviennent à améliorer leurs ventes par rapport à juin 2001. En revanche, Fiat semble entraîné dans un puits sans fond. En juin, les immatriculations du groupe italien ont reculé de 29,5% par rapport à la même période de l'an dernier. Pour la seule marque Fiat, la débâcle est complète avec une dégringolade de 32,2%. Sur le semestre, le recul est de 20,8%, tandis que la part de marché du Turinois passe de 10,2% à 8,5%. A noter également, les nouvelles descentes aux enfers des marques de General Motors (-15,7% en juin et -14,7% sur le semestre) et des coréennes (-24,5% en juin et -7,7% sur le semestre), ces dernières n'ayant pas bénéficié de "l'effet mondial". Les marques françaises, elles, n'ont pas échappé à la mauvaise santé du marché en juin. Les ventes de PSA y ont reculé de 4,6% et celles de Renault de 11,7%. Néanmoins, sur le premier semestre, les positions des marques hexagonales sont meilleures : stabilité pour Renault et progression de 2,5% pour PSA. La marque de Sochaux améliore sa part de marché semestrielle de 1,2 point à 14,9% et réduit encore l'écart avec le leader européen, le groupe VAG (18,2% contre 18,9% au premier semestre 2001). Enfin, le marque au losange est devenue au cours de ce semestre la première marque européenne avec une part de marché de 10,9% (+0,5 point), devançant désormais Volkswagen (10,2%, en recul de 0,7 point) et Opel (9,3%, -1,3 point). Désormais, l'avenir du marché européen dépend de l'évolution de son premier marché, l'Allemagne. Si le redressement constaté en juin se confirme, tous les espoirs sont permis pour l'année 2002 et pour 2003. Mais la reprise de la consommation allemande reste très fragile et certains marchés comme l'Espagne et l'Italie sont loin d'être engagés dans des phases de reprise. L'association européenne des constructeurs européens se veut néanmoins optimiste et prévoit une stabilisation du marché en 2002, puis une reprise à la hausse en 2003.
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