L'environnement économique européen s'est dégradé en juillet

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Un nouvel indicateur vient prouver que la crise financière a bel et bien eu un effet désastreux sur les acteurs économiques de la zone euro. L'indice du sentiment économique général réalisé par la Commission européenne recule ainsi de 0,2 point à 99,4 après avoir déjà baissé de 0,3 point en juin. L'indice retrouve ainsi son niveau d'avril dernier. Première cause de cette chute, la confiance des ménages. Confirmant la récente étude de l'Insee (lire ci-contre), la Commission, qui a réalisé son étude auprès de 25.000 ménages européens, note une dégradation de l'indice de confiance des ménages de 1 point en juillet à -10. Cette baisse, qui met fin à deux mois d'amélioration, fait revenir l'indicateur également à son niveau d'avril. La détérioration des chiffres du chômage et la chute des bourses ont eu un impact particulièrement négatif sur les consommateurs européens. La France est particulièrement touchée puisque l'indice national perd trois points à -15. Mais les ménages italiens et néerlandais (indice en baisse de trois points) sont également très touchés par la déprime. Seule bonne nouvelle, l'indice allemand reste stable à -8, son plus faible niveau depuis octobre 2001. Les ménages germaniques seraient-ils en mesure de faire repartir la consommation en Europe ? Nous n'en sommes pas encore là, mais cette stabilité de la confiance des consommateurs outre-Rhin est de bon augure, alors que les dépenses en France et en Italie pourraient décliner dans les mois à venir.Du côté des industriels, l'enquête de la consommation note une stabilité en juillet de la confiance des industriels. Un chiffre qui, là encore, confirme que le doute s'est installé chez les chefs d'entreprise européens qui, comme le montrait une récente étude l'Insee, redoute une baisse prochaine de la demande. La baisse de la confiance industrielle est particulièrement sensible là encore en France (-3 points à -11) et au Portugal (-4 points à -13). Les industriels français, qui jusqu'ici évoluaient dans un environnement plus favorable que leurs collègues européens craignent plus que les autres une correction, notamment en matière de consommation et d'exportation. En revanche, le moral des industriels allemands et italiens s'améliore (respectivement de 2 et 1 point), malgré les risques pesant sur les exportations. Outre-Rhin, on espère de plus en plus un redémarrage de la demande intérieure qui pourait soutenir la reprise.L'étude de la commission vient confirmer la pluie de statistiques européennes qui cette semaine ont montré que la reprise dans la zone euro était menacée par les effets de la crise boursière. Les conséquences de cette baisse de la confiance pourrait être une réduction des dépenses des entreprises et des ménages, ce qui entraînerait l'Europe dans une spirale de récession très dangereuse.

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