Forte progression pour les ventes de détail américaines

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L'indicateur des ventes de détails américaines d'avril vient redonner espoir à ceux qui voyaient, dans les dernières statistiques, un ralentissement de l'activité outre-Atlantique depuis le début du mois de mars. En avril, les ventes de détail ont progressé sur un mois de 1,2% à 300,27 milliards de dollars. Le consensus des économistes réalisé par Reuters prévoyait une progression de 0,7%. En mars, la hausse mensuelle était de 0,1%.Hors automobile, la performance est également remarquable puisque les ventes progressent de 1%, alors que Reuters prévoyait une progression de 0,4% dans son consensus. Cette hausse inattendue est la plus importante depuis octobre 2001 et montre que la consommation américaine conserve encore un potentiel de progression important. Ce chiffre s'explique d'abord par la bonne performance des ventes d'automobiles qui progressent de 1,9% sur le mois, mais aussi par les services de santé et les appareils électroniques. Pour Evariste Lefeuvre, économiste chez CDC-Ixis, cette hausse surprise s'explique également par le bon comportement du secteur de la construction (+2,7% sur un mois) et par des ventes dans les grands magasins supérieures à ce que laissaient entendre les données disponibles ces dernières semaines. Ces chiffres sont de bon augure pour l'économie américaine qui peut donc toujours compter sur la consommation pour se développer, sans s'inquiéter pour le moment de l'atonie de l'investissement. Le mois de mars semble donc avoir été davantage une pause dans la reprise qu'un début de ralentissement. Les événements du Proche-Orient et la hausse des prix de l'énergie n'ont inquiété que momentanément les consommateurs américains. Cette progression des ventes de détail est d'autant plus remarquable que dans son Beige Book publié voici deux semaines, la Fed avait mis en garde contre une faiblesse des ventes dans la première partie du mois d'avril. L'indicateur des ventes de détail apparaît donc comme une "divine surprise" à laquelle les "marchés étaient peu préparés", comme le note James Caron, stratégiste chez Merrill Lynch interrogé par Reuters. A l'ouverture, les marchés ont donc réagi positivement. Le Nasdaq progresse de 2,58% et le Dow Jones est en hausse de 0,43%. Une heure plus tard, le Nasdaq progresse de 2,83% et le Dow Jones de 1,08%.De son côté, l'euro reculait très notablement de 0,90% à 90,33 cents à 16h20. Cette faiblesse s'explique par la différence de croissance entre l'Europe et les Etats-Unis qui semble se confirmer. En effet, au moment où l'on apprenait ce très bon chiffre américain, l'indice des attentes allemandes ZEW de mai reculait de 4,3 points à 66,3, soit en deçà des attentes des économistes, montrant une nouvelle fois que les perspectives de la première économie européenne restent incertaines.

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