Stabilisation du prix du pétrole

Le pétrole s'est de nouveau stabilisé vendredi en fin d'après-midi autour de 26,90 dollars, son cours d'ouverture, après avoir été chahuté en milieu de journée par les déclarations de l'ayatollah Khamenei. A 17h30, le baril se traite à Londres à 26,91 dollars pour livraison en mai, après être monté jusqu'à 27,30 dollars.Vers 12h, l'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la république islamique d'Iran, a en effet demandé aux pays arabes et islamiques producteur de pétrole de "suspendre symboliquement pendant un mois" les livraisons à l'Occident et à ceux qui entretiennent des relations avec Israël. "Je demande aux pays arabes et islamiques producteurs de pétrole de couper l'approvisionnement de l'Occident et des pays qui entretiennent des relations avec Israël un mois et à titre symbolique", a-t-il souligné dans un discours à l'occasion de la prière hebdomadaire. Selon l'ayatollah, "le pétrole appartient aux peuples et peut être une arme contre l'Occident et les pays qui soutiennent le régime sauvage d'Israël". Ces déclarations ont donc fait réagir un marché qui semblait plutôt rassuré par l'intervention du président américain jeudi soir. Selon les opérateurs, le discours de George Bush a en effet marqué une évolution importante de la position américaine en direction d'une plus grande neutralité des Etats-Unis dans le conflit entre Israéliens et Palestiniens. Mais, en fin de journée, l'Opep a écarté définitivement le risque d'un nouveau choc pétrolier. Le président en exercice du cartel, Ali Rodriguez, a rejeté l'idée d'un embargo qui "irait à l'encontre des objectifs de base de l'Opep, soit la stabilité du marché et la sécurité de l'approvisionnement pétrolier". Il a précisé qu'aucun pays, "ni l'Irak, ni l'Iran", n'avait formulé de demande d'embargo pour le moment.Interrogé par l'AFP, un responsable de l'Opep a assuré, sous couvert de l'anonymat, que "si deux ou trois pays se mettent d'accord pour suspendre leurs exportations, il est certain qu'il y aura d'autres producteurs qui augmenteront leur production pour compenser le manque au sein du marché". Aucun pays ne devrait donc prendre le risque de fournir des revenus supplémentaires à d'autres. Dans l'immédiat, le scénario d'un manque d'approvisionnement semble donc écarté, malgré la poursuite des tensions au Proche-Orient.latribune.f

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