Démission du président vénézuélien Hugo Chavez

Le président du Venezuela Hugo Chavez a accepté de démissionner, a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi le commandant en chef des forces armées, Lucas Rincon. "Nous avons demandé au président de la République de démissionner, ce qu'il a accepté", a-t-il déclaré lors d'un message adressé au "peuple vénézuélien" retransmis par les chaînes de télévision. Cette décision résulte de la tenue d'une longue réunion entre le président et l'état-major, dans son bureau du palais présidentiel. Le général Rincon a expliqué que l'intervention de l'armée résultait des affrontements qui ont eu lieu cette nuit à Caracas entre les partisans d'Hugo Chavez et des opposants et dont le bilan fait état de onze morts et 95 blessés. Il a également indiqué que l'ancien président resterait détenu à Fort Tuna, la principale base militaire du pays.Les affrontements se sont produits lorsque des dizaines de milliers d'opposants au chef de l'Etat ont tenté d'approcher le palais présidentiel de Miraflores pour exiger la démission de M. Chavez, alors que plusieurs milliers de ses sympathisants s'étaient rassemblés autour du bâtiment. Ces émeutes se sont déroulées alors qu'une grève générale paralysait le pays depuis trois jours à l'appel du patronat et du principal syndicat, la Confédération nationale des travailleurs (CTV, opposition).La chute du président vénézuélien a été précipitée par la défection de l'armée. Celle-ci, qui constituait l'un des plus sûrs soutiens d'Hugo Chavez, l'a en effet lâché, alors que le mécontentement de la population s'exprimait de plus en plus ouvertement. Dans la nuit de jeudi à vendredi, une série de militaires de haut rang, dont deux ministres, ont ainsi abandonné le chef de l'Etat, dont le ministres des Finances, le général Francisco Uson.Elu sur un programme populiste de gauche en 1998 et réélu en 2000, l'ancien militaire Hugo Chavez avait donné à son pouvoir une tournure de plus en plus personnelle, sans pouvoir lutter efficacement contre les difficultés économiques du pays. Dans l'immédiat, le dirigeant du patronat vénézuélien, qui avait mené la fronde anti-gouvernementale, Pedro Carmona, a pris la tête d'un gouvernement de transition avec l'appui de l'armée. Il a indiqué que le rôle de son gouvernement sera "d'assurer le rétablissement de la démocratie à travers un processus électoral à court terme". latribune.f

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