Gerhard Schröder relève l'impôt sur les sociétés pour faire face aux inondations

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Les inondations catastrophiques qui ont fait 23 morts en Allemagne n'en finissent pas d'avoir des conséquences sur la politique fiscale allemande. Répondant à une "offre de solidarité" des entrepreneurs allemands, le chancelier Schröder a décidé de relever le taux de l'impôt sur les sociétés d'un point et demi, à 26,5%, pour une période limitée d'un an. Il est vrai que cette nouvelle manne financière ne sera pas de trop. Les dégâts sont estimés en Allemagne à 25 milliards d'euros. Un chiffre sans doute encore provisoire, car la crue de l'Elbe n'est pas terminée et menace toujours le Nord du pays. Lundi, le chancelier avait déjà annoncé le report d'un an des baisses d'impôts prévues en 2002, ajoutant 6,9 milliards d'euros dans les caisses de l'Etat. Parallèlement, l'Union européenne a déboursé 5 milliards d'euros d'aides d'urgence pour l'Allemagne. Mais tout ceci restait insuffisant.La décision de relever l'impôt sur les sociétés peut apparaître comme la participation légitime des sociétés à l'effort de reconstruction. Il n'en reste pas moins que l'on peut s'interroger sur les risques économiques qu'elle comporte. Dans un pays où, on l'a encore vu ce matin avec les chiffres de la croissance pour le deuxième trimestre (lire ci-contre), l'investissement est en forte chute, le relèvement de la fiscalité pourrait encore retarder le retour de la croissance. L'adversaire de Gerhard Schröder pour la chancellerie, Edmund Stoiber s'est immédiatement élevé contre une telle décision. Le candidat CDU/CSU aux élections du 22 septembre refuse toute nouvelle hausse d'impôt. Il a proposé, en revanche, de prendre 7,7 milliards d'euros dans les réserves de la Bundesbank. Mais si le candidat de droite est dans son rôle en refusant tout relèvement de la fiscalité, il risque d'être mal compris par une population choquée par la catastrophe, et qui a tendance à resserrer les rangs derrière son chancelier.

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