Ouverture du Sommet de la Terre

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Prévue pour durer dix jours, la grand-messe dédiée à la sauvegarde de la planète s'est ouverte en milieu de matinée. C'est au président sud-africain, Thabo Mbeki, qu'il est revenu de prononcer le discours d'ouverture de ce Sommet mondial du développement durable. Il a notamment appelé de ses voeux la réduction de la fracture existant entre pays riches et pays pauvres. "Une société mondiale basée sur la pauvreté de beaucoup et la richesse de quelques uns n'est pas supportable", a ainsi déclaré le président sud-africain. Il a fait appel au "sens de l'urgence et des responsabilités" des participants pour qu'ils adoptent "un plan d'action dans l'intérêt de l'humanité toute entière et de notre planète". Organisé par les Nations Unies, ce Sommet réunit plusiers milliers de délégués et verra à la fin de la semaine une centaine de chefs d'Etat et de gouvernements débattre de l'avenir de la planète. L'objectif annoncé de ces discussions est de tenter de concilier développement économique, progrès social et protection de l'environnement, les trois volets du "développement durable". L'issue des négociations paraît néanmoins incertaine (voir article ci-contre). Le chef de l'Etat sud-africain a d'ailleurs regretté que la communauté internationale n'ait pas concrétisé les engagements pris à Rio, il y a dix ans. "Il faut nous débarrasser de l'inertie qui a caractérisé cette décennie et nous mettre d'accord sur des mesures pratiques et claires qui nous aident à relever les défis auxquels nous sommes confrontés. C'est la tâche centrale de ce Sommet", a-t-il souligné. A la lumière du faible impact du Sommet de Rio de Janeiro, dont les objectifs étaient les mêmes, certains observateurs doutent de la possibilé de trouver un terrain d'entente entre les divers intervenants. L'absence du président américain George W. Bush, les Etats-Unis étant représentés par le secrétaire d'Etat Colin Powell, entretient le scepticisme quant à la volonté des Etats-Unis d'aboutir, aussi bien sur les questions environnementales que sur les dossiers économiques.

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