Fusion en vue dans la finance norvégienne

Le monde de la finance nordique est en émoi. La première banque norvégienne Den Norske Bank (Dnb) et le premier assureur du pays Storebrand ont annoncé lundi matin qu'ils engageaient des pourparlers en vue d'une fusion. Le total de la transaction pourrait s'établir, selon la presse norvégienne, à 2,1 milliards de dollars. Les deux compagnies ont obtenu à 11h la suspension de leurs titres respectifs à la Bourse d'Oslo.Actuellement, Dnb possède 10% de Storebrand. Dnb devrait proposer une opération en partie sous forme d'échange d'actions et en partie en cash. Les analystes estiment que la banque devrait proposer un prix compris entre 58 et 62 couronnes pour l'action Storebrand. Cette dernière s'échangeait dernièrement aux alentours de 54 couronnes.L'objet de cette fusion est clairement pour Dnb de renforcer ses positions dans la gestion d'actifs privés. L'acquisition de Storebrand permettrait à Dnb d'assurer sa position de numéro 4 en Scandinavie dans ce domaine. En tout, 140 milliards de couronnes (17,3 milliards de dollars) d'actifs nouveaux devraient être injectés dans les caisses de la banque. Selon Tom Svendsen, analyste chez Moe Securities à Oslo, interrogé par Bloomberg, "Storebrand correspond très bien à la stratégie de croissance de la division de gestion d'actifs de Dnb". En cas de fusion, la nouvelle entité compterait 3 millions de clients et 8.300 employés. Elle occuperait une position dominante dans la gestion des fonds de pension norvégiens : 43% de parts de marché dans les fonds collectifs et 47% dans les fonds privés.Selon le quotidien Aftenposten, cette fusion ressemble étrangement à un rachat par Dnb favorisé par le gouvernement norvégien. Le management de la nouvelle entité devrait en effet être le même que celui de Dnb. Il faut dire que Storebrand traverse actuellement des difficultés considérables. En 2000, la compagnie avait été secouée par un scandale financier touchant ses dirigeants. Depuis, les parts de marché de l'assureur avaient fondu comme neige au soleil et en 2001, la compagnie avait présenté des pertes de 952 millions de couronnes (119 millions de dollars). Parallèlement, l'action avait perdu un quart de sa valeur, faisant de l'assureur une proie idéale. Le gouvernement norvégien, soutenu au parlement par le parti populiste local, a alors tout fait pour conserver Storebrand et ses actifs gérés sous contrôle local.

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