Les cours du brut sous le choc de la crise du Proche-Orient

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Le prix du pétrole continue de flamber. Après la pause d'hier due au haut niveau des stocks américains, le prix du baril de Brent pour la livraison de mai 2002 est monté jusqu'à 28,10 dollars à 17h à Londres. L'intervention du président américain George Bush en fin d'après-midi, au sujet du conflit au Proche-Orient, a cependant provoqué un brusque retournement des cours. Le baril de Brent ne valait plus que 27,39 dollars à 18h, en hausse de 6 cents par rapport à la veille. Dans son intervention, le président américain a appelé les Israéliens à "cesser leurs incursions et à se retirer des villes qu'ils ont occupées". Il a également appelé les Palestiniens à cesser les attentats suicides qui pourraient, selon lui, "détruire toute chance de créer un Etat palestinien". Enfin, il a annoncé la visite du secrétaire d'Etat Colin Powell au Proche-Orient la semaine prochaine afin de faire repartir les négociations.Cette intervention a donc eu un impact positif sur le marché pétrolier, où le silence américain entretenait la spéculation. Or, un pétrole cher pourrait menacer la croissance encore fragile des Etats-Unis.Toute la journée, les tensions toujours se sont poursuivies au Proche-Orient. Alors que les troupes israéliennes occupent Naplouse depuis ce matin et Hébron depuis ce soir, les combats se poursuivent à la frontière libano-israélienne, et le Premier ministre israélien a accusé la Syrie d'être à l'origine de tirs de roquettes sur la Galilée. Ariel Sharon a promis de "répondre très durement" à toute nouvelle attaque. En fin d'après-midi, neuf missiles auraient atteint une position israélienne depuis le Liban. Le risque d'embrasement régional reste donc bien présent.Cette intervention américaine soulage également l'Opep dont l'attitude restait incertaine en cas de poursuite de la hausse du prix du baril. Pris entre sa crainte d'ouvrir les vannes et de provoquer une nouvelle baisse des cours une fois la crise passée et celle de menacer la croissance mondiale, le cartel a multiplié aujourd'hui les affirmations contradictoires. Ce matin, son président, le vénézuélien Ali Rodriguez, a affirmé à la BBC l'impuissance du cartel face à la spéculation. "Tout échappe à notre contrôle", a-t-il affirmé. Mais la commissaire européenne à l'Energie, Loyola de Palacio, a prétendu que ce même Ali Rodriguez s'était engagé à "prendre les mesures nécessaires pour maintenir le prix du baril entre 22 et 28 dollars".latribune.f

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