L'Europe doute de la croissance

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L'Europe doute de sa croissance. Selon Eurostat, la confiance économique recule dans la zone euro. L'indice européen qui mesure les sentiments des consommateurs et des entreprises a en effet reculé de 0,3 point en juin à 99,6. Du côté des consommateurs, l'indice de confiance recule de 1 point en juin à -9. Les ménages européens craignent en effet de plus en plus pour leurs emplois. En effet, alors que le taux de chômage pour la zone euro est stable en mai à 8,6%, les Européens, eux, ne voient venir aucune amélioration sur ce plan. Pire, les annonces de licenciements de Cap Gemini ou d'Alcatel en France semblent avoir relancé la crainte d'un regain de suppressions d'emplois. Du côté des entreprises, l'indice de confiance de la zone euro est également en baisse d'un point à -10 pour juin. Parallèlement, l'indice du climat des affaires qui mesure le sentiment des industriels connaît un recul de 0,23 point à -0,43, effaçant ainsi l'amélioration connue au mois de mai.Les dirigeants européens craignent évidemment un retournement de la conjoncture américaine qui donnerait un coup d'arrêt à la reprise timide en Europe. D'autant que le flux des exportations, qui était un des moteurs de la croissance de la zone, s'est réduit du fait du renchérissement de l'euro par rapport au dollar. Comme la consommation reste partout faible et qu'en France, le seul pays où elle progressait encore, elle s'est repliée, les entrepreneurs ne peuvent envisager l'avenir qu'avec prudence.Hier, l'indice d'activité PMI de l'industrie avait montré que la croissance industrielle européenne semblait marquer une pause. Les différentes données semblent donc mener à la même conclusion : l'économie européenne est, en ce début d'été, à la croisée des chemins. Si l'économie américaine parvient à surmonter ses problèmes, la confiance reviendra et on peut s'attendre comme prévu, à une accélération de la croissance au second semestre. Si, en revanche, le double-dip américain se confirme, l'Europe ne pourra assurer seule sa propre croissance et l'on pourra alors craindre une récession. Plus que jamais, l'avenir économique de l'Europe se joue outre-Atlantique.

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