Légère remontée du chômage en avril en Allemagne

Chiffres contradictoires pour le chômage allemand en avril. Corrigé des variations saisonnières (CVS), le nombre de chômeurs a progressé sur un mois de 6.000 à 3,868 millions, après deux mois consécutifs de baisse. L'ex-RDA est la partie du pays la plus touchée, avec une hausse de 5.000 du nombre de demandeurs d'emplois. Le taux de chômage CVS est désormais de 9,6%. A l'Ouest, ce taux est de 7,8%, tandis qu'à l'Est, il est de 18,1%. Sur un an, le nombre de chômeurs progresse de 4,2%. En données brutes, cependant, le nombre de chômeurs a reculé en avril de 132.000 à 4,024 millions et le taux de chômage est tombé sous la barre des 10% de la population active à 9,7%. La hausse du chômage en Allemagne n'est pas une surprise dans la mesure où la reprise outre-Rhin, comme d'ailleurs en France, reste trop mesurée pour entraîner des embauches. Après une mauvaise année 2001, les entreprises entendent d'abord reconstituer leurs profits et achever leur déstockage. De plus, elles attendent la confirmation du maintien de la consommation et une éventuelle reprise de l'investissement. D'autant que l'Allemagne, malgré des chiffres en amélioration ces derniers mois, restent dans le peloton de queue de l'Europe en termes de croissance. Bref, outre les ajustements saisonniers, les entreprises allemandes n'ont aucune raison de réembaucher actuellement.Finalement, même si la hausse est supérieure aux prévisions des analystes, la quasi-stabilité du nombre de chômeurs en CVS en avril (+0,15%) est plutôt une bonne nouvelle pour le pays. Conformément à ce que prévoient les économistes, la décrue devrait s'amorcer dans le courant du troisième trimestre. Trop tard cependant pour le chancelier Gerhard Schröder, qui avait promis une baisse substantielle du chômage avant les élections du 22 septembre. D'autant que certains dangers menacent toujours le marché de l'emploi allemand. Ainsi, l'économiste Ulla Kochwasser, de la banque Mizuho, interrogée par Reuters, met en garde : la hausse réclamée par le syndicat IG-Metall de 6,5% des rémunérations entraînerait un recul des bénéfices des entreprises et, donc, ralentirait encore les créations d'emplois. IG-Metall et les employeurs sont actuellement engagés dans un bras de fer sur les rémunérations qui a conduit au début, hier, de grèves dures dans le secteur de la métallurgie, de la construction mécanique et de l'automobile.

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