Alliance commerciale entre Delta, Continental et Northwest

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Menacées de faillites, plusieurs compagnies aériennes américaines entament un rapprochement. Après l'accord de "code-sharing" entre American Airlines et USA Airways annoncé le 25 juillet, Delta, Continental et Northwest Airlines qui viennent d'annoncer la mise en place de partages des codes de vols. Ce matin, le Wall Street Journal (WSJ) annonçait déjà l'imminence de l'accord qui porterait aussi bien sur les vols nationaux et internationaux entre les numéros trois, quatre et cinq du transport aérien américain. Cette coopération, valable pour dix ans, permettra aux clients d'une des compagnies d'utiliser les programmes de fidélisation des deux autres et d'acheter des billets auprès d'une des trois entreprises pour les vols des autres. Mais pour les compagnies, acculées financièrement, il s'agit surtout de réduire leurs capacités et de supprimer des vols tout en maintenant une offre équivalente. Selon le WSJ, Delta ainsi devrait annoncer une réduction supplémentaire de 8% de ses capacités à l'automne. Plus généralement, l'accord s'inscrit dans une politique générale de réduction de coûts chez Delta. Toujours selon le WSJ, la compagnie d'Atlanta devrait de plus en plus avoir recours à des avions à large capacité, ce qui devrait lui permettre de proposer des places à prix bas et faire ainsi face à la concurrence des "low costs".Plus largement, cette alliance annonce une consolidation plus large. Delta fait en effet parti avec Air France, Aeromexico, CSA Czech Airlines et Alitalia de l'alliance Skyteam. Northwest et Continental, eux, partagent déjà leurs codes avec KLM au sein de l'alliance Wings. Selon le communiqué de presse de Continental, la compagnie devrait rapidement intégrer Skyteam. Par ailleurs, Delta a confirmé que la compagnie néerlandaise pourrait également rapidement rejoindre Skyteam. Cette dernière alliance serait donc nettement plus solide partout dans le monde, face à ses rivales OneWorld (conduite par American Airlines) et Star (conduite par Star Alliance). L'accord nécessite encore l'approbation des autorités de régulation américaines et européennes, mais s'il est accepté, il pourrait, malgré les dénégations des entreprises, s'accompagner d'économies drastiques (fermetures de bureaux, licenciements). Les trois compagnies ont par ailleurs indiqué qu'il n'était pas question de fusions entre elles.

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