Les commandes de biens durables déclinent en mars aux Etats-Unis

L'économie américaine continue de multiplier les mauvais chiffres pour mars. Cette fois, ce sont les commandes de biens durables qui déçoivent, avec une chute de 0,6% en mars, alors que le consensus des économistes interrogés par Reuters se situait à -0,2%. Dans la mesure où le gouvernement américain a relancé ses dépenses militaires, la chute des commandes hors biens de défense est lourde: 1,2% entre février et mars. Hors transports, la baisse est plus limitée et se situe à 0,1%, mais les économistes attendaient une hausse de 1,2%. Cette faiblesse s'explique surtout par la baisse des commandes de produits de haute technologie. Les commandes d'ordinateurs et de produits électroniques ont baissé de 3,3% sur un mois, celles des biens de communication ont chuté de 14,3%. A noter que ce mois-ci les fabricants de semi-conducteurs ont refusé de participer à l'enquête du département du Commerce et ne sont donc pas comptabilisés dans ces chiffres. De fait, il semble que seules les commandes de matériel de défense (+17,8%) et d'aviation (+9,5%) aient connu une hausse notable en mars. Des chiffres qui ne sont pas très rassurants pour la production industrielle américaine et qui montrent clairement que l'investissement reste en panne outre-Atlantique, notamment dans des domaines clés comme ceux de la technologie ou de la communication. Certes, les chiffres de février ont été nettement révisés à la hausse. Les commandes de biens durables ont progressé de 2,7% lors du deuxième mois de l'année, contre 1,8% annoncés précédemment. Une hausse spectaculaire qui est due en grande partie à l'explosion des commandes militaires (+94,2% en février) et qui ne cache pas l'effritement dans les autres secteurs, puisque la hausse était seulement de 0,2% hors défense.Pour le moment, les conséquences de ces mauvais chiffres restent encore limitées. Les stocks de biens durables continuent en effet de baisser (-1,1% en mars après une baisse de 0,7% en février) et il faudra nécessairement reconstituer ces stocks dans les mois qui viennent. Mais tant qu'une véritable reprise de l'investissement privé ne sera pas engagée aux Etats-Unis, la reprise restera fragile et créera surtout peu d'emplois. C'est ce qu'a d'ailleurs précisé le vice-président de la Fed Roger Fergusson en indiquant que "la croissance de la demande finale est encore incertaine".

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